En marge du championnat, le 6 janvier, Ecclestone parvient à devenir officiellement directeur général de la F1CA, un rôle qu’il tenait déjà de manière implicite. Sa première mesure en tant que président de l’association est de rebaptiser la F1CA en FOCA (pour Formula One Constructors’ Association), car l’appellation « F1CA » fait penser à « fica », vulve en italien (et à connotation sexuelle).
Du côté des Grands Prix, il veut changer les choses, mais pour lui, il faut se débarrasser du côté « amateuriste » des organisateurs et les rendre professionnels. Même si l’intérêt d’Ecclestone pour les courses automobiles n’a jamais été mis en doute, il estime que la meilleure manière de faire perdurer cette passion est de la promouvoir et de la vendre. Et de préférence, au plus offrant, c’est-à-dire les organisateurs, mais aussi la télévision qui commence à devenir un acteur important. Et pour négocier avec ce nouvel acteur, d’après Ecclestone, il faut proposer des offres de plus en plus larges et cela ne peut se faire que si ce sport se sort des petites pages sportives et propose des packages « prêts à la vente ».
Argentine :
À l’occasion du week-end argentin, première course de l’année, se déroule parallèlement le tirage au sort par la FIFA de la phase finale de la coupe du monde de football, qui doit se dérouler en Argentine plus tard dans l’année. La FOCA y voit là un télescopage entre deux évènements sportifs majeurs et craint de moins bonnes retombées médiatiques. Ecclestone exige donc des organisateurs qu’ils paient à la dernière minute une nouvelle prime de 850.000$ à la FOCA pour que la course ait lieu. Ceux-ci se sont pliés aux exigences du directeur général de la FOCA, et la course a pu se passer sans problème. Lire la suite