3 titres mondiaux consécutifs en F1

La F1 d'avant vous fait toujours vibrer? Les Fangio, Senna, Prost, Mansell vous manquent? C'est ici et nulle part ailleurs pour revivre les années F1 du siècle dernier.

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3 titres mondiaux consécutifs en F1

Messagede AxelBorg » Jeu Jan 29, 2009 13:45

Seuls deux hommes ont réussi la quadrature du cercle en Formule 1. Aligner trois championnats du monde successifs. Juan Manuel Fangio a réussi par deux fois, en 1956 et 1957, à garder son titre après deux championnats gagnés. Quant à Michael Schumacher, il a réussi en 2002,2003 et 2004 à prolonger la série entamée en 2000 et 2001.
Gagner deux titres consécutifs en F1 relève déjà de l’exploit. Seuls huit pilotes ont réussi pareil tour de force : Ascari, Fangio, Brabham, Prost, Senna, M.Schumacher, Häkkinen et Alonso.
En gagner trois est encore plus rare, un vrai miracle, un cénacle réservé aux deux plus grands champions (sur le plan du palmarès) de l’histoire de la F1 : Fangio et Schumacher. Les six autres pilotes ont échoué dans cette quête du Graal. Voici le récit de ces séries avortées qui contredisent la maxime Jamais deux sans trois.


Alberto Ascari 1954 : double champion en titre avec Ferrari, où il a écrasé la F1, Ascari doit cependant s’incliner face à Fangio, qui rejoint Mercedes. La firme à l’étoile appose violemment son sceau sur la F1. Les merveilleuses flèches d’argent W196 triomphent dès leur première sortie, sur le circuit de Reims. Ascari rejoint ensuite Lancia.



Jack Brabham 1961 : les lauriers gagnés en 1959 et 1960 avec Cooper Climax seront perdus en 1961 par la faute d’un règlement qui profitera à Ferrari. Les constructeurs britanniques pensent jusqu’au bout faire revenir les instances sportives sur leur décision (pourtant arrêtée en 1958) de modifier la cylindrée des moteurs qui passe de 2.5 à 1.5 litres. Seule la Scuderia Ferrari s’est préparée en conséquence. Prises de vitesse par Maranello, les écuries anglaises possèdent un retard irrattrapable sur Ferrari. Ce sont donc Phil Hill et Wolfgang von Trips qui se disputent le titre, loin devant le pilote australien Jack Brabham. Stirling Moss étale sa virtuosité à Monaco et au Nürburgring, seuls circuits où le pilotage peut compenser les lacunes d’une monoplace. C’est finalement l’Américain Hill qui l’emporte au championnat.




Alain Prost 1987 : bien que vainqueur à Rio de Janeiro, après une course stratégique exceptionnelle, et à Spa Francorchamps. Prost est à son pinacle en tant que pilote, il vient d’entrer au panthéon de la F1, avec Fangio, Clark, Stewart et Lauda. Double champion du monde, roi chez McLaren où il a chassé Lauda et Rosberg, convoité par Honda et Ferrari ... Le Français gagne à nouveau en Belgique, grâce aux abandons de Mansell et Senna.
Cette saison 1987 réunit à nouveau dans une lutte sans merci les quatre mousquetaires de la F1, Prost, Piquet, Senna et Mansell.
C’est dans une ambiance digne d’un western spaghetti que se déroule cette lutte à quatre. Aucune faiblesse ne sera tolérée ... sous peine de perdre de précieux points.
Prost tient la corde jusqu’à Hockenheim où il abandonne, la victoire en vue. Piquet en profite et Prost perd pied pour le titre. Sa McLaren Porsche, bien que disposant d’un châssis efficace, n’est plus assez performante par la faute de son moteur Porsche turbo, totalement surclassé par le fabuleux moteur Honda.
Dans le parc royal de Monza, Ron Dennis recrée une Dream Team pour 1988. Ayrton Senna rejoint McLaren et Alain Prost, avec le moteur Honda piqué à Williams. C’est une véritable révolution en F1. Senna sera donc le challenger de Prost, meilleur pilote du monde.
Perdant beaucoup de points en fin de saison, Prost laisse donc son sceptre à Nelson Piquet mais trouve les ressources pour battre le prestigieux record de victoires de Jackie Stewart (27 victoires, record datant de 1973). 28 victoires après un succès sur sa piste fétiche, Estoril. Total qu’il portera à 51 jusqu’en 1993.


Ayrton Senna 1992 : triple champion du monde fin 1991, alors que Prost prend une année sabbatique en 1992, Senna vise un quatrième titre mondial face aux redoutables Williams Renault de Mansell et Patrese. L’écurie de Didcot prépare une fulgurante riposte. L’arrivée d’Adrian Newey, l’apport de la suspension active et la maturité du moteur Renault RS4 vont donner à la FW14B des allures de fusée, après 11 500 km d’essais privés. Le premier Grand Prix, à Kyalami, tourne au camouflet pour Senna, dont la future MP4/7 ne sera livrée qu’à Barcelone, quatrième manche. Ron Dennis avance la sortie de la nouvelle monoplace pour Interlagos mais Mansell accumule les victoires. Ce n’est qu’à Monaco que Senna redresse la tête par une belle victoire opportuniste, après cinq victoires pour Nigel, le championnat est plié. Suivront deux autres succès à Budapest et Monza, des miettes du festin Williams (neuf victoires pour Mansell) dont Magic Senna ne peut se contenter, lui dont l’appétit de victoires est pantagruélique.
Sportivement, Ayrton est lassé de se battre pour le podium avec le jeune Michael Schumacher et Riccardo Patrese, porteur d’eau de Mansell chez Williams. Autre mauvaise nouvelle, Prost a ravi pour 1993 à Senna le baquet Williams Renault convoité par le Pauliste qui proposait ses services gratuitement à l’écurie anglo-française ! Sauf que Prost ne veut plus d’Ayrton comme équipier, suite aux tensions de 1989 chez McLaren Honda (les doubles trahisons d’Imola et de Pembrey, équité non respectée dans l’équipement des moteurs par Honda, l’accrochage final de Suzuka ...).
Il doit se contenter de rester une saison de plus chez McLaren, alors que Honda quitte la F1. L’avenir d’Ayrton est à court terme est donc gris, d’où une lassitude psychologique compréhensible.
En fin de saison, il pense même à raccrocher son casque en F1 ... d’autant plus qu’Emerson Fittipaldi l’invite à essayer une Penske (Indycar) sur le circuit de Firebird près de Phoenix en décembre 1992. Mais Senna sera finalement présent au départ en 1993, Ron Dennis sachant combien Senna aime son métier de pilote. Et Ayrton prouvera à Donington, par une course sensationnelle sous la pluie, que malgré une motivation moins exacerbée, son panache et son talent sont toujours aussi fabuleux.


Mika Hakkinen 2000 : sacré champion en 1998 et 1999, Häkkinen semble bien armé sur sa flèche d’argent pour conquérir un troisième titre consécutif. Malheureusement, sa campagne 2000 démarre mal. Le Finlandais Volant rentre bredouille de l’Albert Park et d’Interlagos. A Imola, il laisse filer la victoire à cause de coupures intermittentes de son moteur Mercedes, au profit de Schumacher, parti sur les chapeaux de roue. Dominé par Coulthard au Grand Prix du cinquantenaire de la F1 à Silverstone, Mika renoue avec le succès en Catalogne, alors que son équipier sort bouleversé d’un accident d’avion. Hakkinen semble toutefois dominé par son vassal écossais jusqu’au Grand Prix de France. On croit même déceler une sorte de résignation au Canada. Accusé de courir comme un épicier, Hakkinen va riposter et prouver que la flamme n’est pas éteinte. Qu’il est encore un immense pilote. En Autriche, les rôles s’inversent et le champion du monde signe un retour éblouissant.
A Hockenheim, Hakkinen perd stupidement la course au profit de Barrichello. Un ancien employé de Mercedes s’introduit sur le circuit. Le pace-car neutralise la course et le pilote brésilien de Ferrari en profite pour refaire son retard et tenter un coup de poker. Parti très loin, Barrichello prend le risque de continuer en slicks sous la pluie, et devance finalement Mika ... dans le jardin de Mercedes.
Mais en Allemagne, l’étau se resserre autour du leader du championnat, le Baron Rouge, qui caracolait en tête. 56 pour Schumacher, 54 pour les jumeaux de McLaren, Hakkinen et Coulthard. Hakkinen reprendra son rôle de Romulus pour la fin de saison, Coulthard retrouvant son abonnement au rôle de Remus, le jumeau déchu, après un sémillant duel estival.
Après une victoire autoritaire à Budapest où il retrouve les commandes du championnat, Hakkinen venge l’incident de Macao (survenu en 1990) par un dépassement d’anthologie sur Schumacher à Spa Francorchamps, dans son jardin. Double humiliation pour l’Allemand qui est au creux de la vague, avec cinq courses sans victoires. A Monza, dans le temple de Ferrari, Schumacher domine Hakkinen et égale dans l’émotion les 41 succès de Senna. La conférence de presse brise l’image de robot que donne l’Allemand, qui se protège en permanence des médias par sa pseudo arrogance. A Indianapolis, Mika est trahi par sa flèche d’argent ... Moteur cassé, et Schumacher retrouve la tête du championnat. Avant Suzuka, signe de sa trop grande décontraction, Hakkinen va jouer au golf à Hawaii, pendant que son rival, en bon stakhanoviste, continue les essais privés au Mugello. Il peut se permettre une défaite en 2000, pas Michael qui doit faire gagner la Scuderia Ferrari. Sinon la Dream Team de Todt, Brawn et Byrne explosera. Luca Di Montezemolo ne tolérerait pas un quatrième échec d’affilée après 1997 (face à Jacques Villeneuve),1998 et 1999.
A Suzuka, le combat des chefs a lieu. Hakkinen et Schumacher tournent sur une autre planète sur le circuit si sélectif de Suzuka. Le tracé japonais laisse s’expliquer les deux meilleurs pilotes du monde, loin devant leurs lieutenants Coulthard et Barrichello ... l’Allemand passe le Finlandais au second ravitaillement et s’ouvre la voie de son troisième titre, son premier sous les couleurs de Ferrari. C’est la fin d’une disette qui durait depuis 1979 pour le Cavallino Rampante. Des millions de tifosi sont délivrés après tant d’années dans l’ombre de McLaren ou Williams. Hakkinen fait cependant un magnifique dauphin et même Schumacher fait l’éloge de son fair-play, avouant qu’il est le rival préféré de toute sa carrière.
En 2001, Hakkinen connait une avalanche d’abandons (dont un fort cruel au dernier tour à Barcelone, victoire acquise), ce qui accentue sa démotivation ... Il prend sa retraite en fin d’année, laissant son baquet à Kimi Raikkonen, non sans avoir signé deux superbes victoires à Silverstone & Indianapolis, en guise d’adieux.

Fernando Alonso 2007 : malgré la retraite de Michael Schumacher, il existe en 2007 quatre freins principaux au troisième titre de l’Espagnol, ce que l’aurait placé au même niveau qu’Ayrton Senna, son idole, en terme de palmarès.
D’abord l’adaptation de son style de pilotage aux pneus Bridgestone, lui qui a gagné ses deux couronnes mondiales avec Bibendum chez le Losange. L’alliance Renault Michelin qui avait offert quatorze victoires au pilote asturien en deux ans. Premier défi de taille, même pour un pilote du calibre d’Alonso, qui a quitté l’entité Viry/Enstone pour McLaren Mercedes.
Ensuite, la concurrence de la Scuderia Ferrari, qui contrairement à McLaren Mercedes bénéficie d’un suivi depuis 1999 avec Bridgestone en particulier depuis 2001 avec la création de l’axe Schumacher Ferrari Bridgestone. Ferrari qui avait réussi un retour flamboyant en 2006, tenant la dragée haute à Renault.
Troisièmement, frein inattendu, la terrible lutte interne entre le prodige anglais Lewis Hamilton, protégé de Ron Dennis qui débute en F1, aux dépens du pilote essayeur Pedro de la Rosa. La cohabitation va vite tourner au cauchemar pour Alonso, entre le talent exceptionnel du rookie métis, et l’ambiance explosive chez McLaren. Alonso qui s’isole de plus en plus dans l’écurie de Woking.
Quatrièmement, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, l’affaire d’espionnage entre la Scuderia et les Flèches d’argent. Même si la MP4/22 a bénéficié de l’expertise d’Alonso pendant l’hiver, il semblerait qu’un rapport de 780 pages sur la F2007 ait bien aidé McLaren à combler son retard sur les bolides de Maranello. Le scandale éclate pendant l’été. L’épée de Damoclès tombe sur McLaren en septembre. Ron Dennis et les siens perdent tous leurs points au classement constructeurs qui leur semblait promis.
Mais Fernando a failli gagner un troisième titre de suite. Sans une erreur sous la pluie au Japon, le titre lui était promis... Il aura prouvé à Monaco et au Nürburgring, sous une averse en fin de course, que son coup de volant était intact. Et qu’il reste un pilote complet capable du meilleur pour nous éblouir.

D’autres pilotes n’ont jamais été en position de gagner trois titres d’affilée mais auraient pu le faire sans une parenthèse d’un an entre deux titres ...


Le premier de ces pilotes est l’immense Jim Clark, titré en 1963 et 1965, deux saisons hégémoniques où la concurrence mangea son pain noir. Clark, clé de voûte de l’écurie Lotus, joue le titre en 1964 lors du dernier GP, face à deux redoutables concurrents. Graham Hill et John Surtees. C’est finalement la Ferrari de Surtees qui s’impose et prive, sans le savoir, l’Ecossais Volant d’un triplé historique.

Vient ensuite Emerson Fittipaldi. Champion en 1972 puis 1974, il rate le titre en 1973. Une lutte fratricide avec son équipier Ronnie Peterson, virtuose suédois de la F1, déclecneh un véritable incendie chez Lotus. Pendant ce temps, le fer de lance de Tyrrell, Jackie Stewart tire les marrons du feu et pique des points, malgré une monoplace moins efficace que la Lotus Cosworth. Le Brésilien et le Suédois peuvent se regarder en chiens de faïence sur les podiums, ils font le jeu de Stewart, qui tire sa révérence sur un titre magnifique. L’Ecossais a compensé par son expérience et son discernement les faiblesses.

Le plus proche du troisième titre est Niki Lauda ... Champion impérial en 1975 avec Ferrari, le Viennois débute 1976 sur un rythme effréné. L’Ordinateur empile les points et seul James Hunt (McLaren) conserve une infime chance de sacre. Alors que les relations de Lauda avec Ferrari commencent petit à petit à se détériorer, Niki est victime d’un terrible accident sur le vieux tracé de Nürburgring. 22 km parmi les sapins de l’Eifel, un enfer de virages sur la fameuse Nordschleife. Cet accident sonnera le glas du plus beau circuit de l’Histoire, plus du tout adapté aux normes de sécurité modernes de la F1. Lauda est grièvement brûlé. Un prêtre pratique même l’extrême onction. Mais le champion du monde ressuscite, tel un phénix. Il revient vite en course, trop vite peut être. Son come-back a lieu à Monza. Enzo Ferrari préférait voir Lauda convalescent jusqu’à la fin. Il aurait été le vainqueur moral de cette saison 1976 à nulle autre pareille. Mais Niki n’est pas d’accord, perdre son lit serait le symbole du déshonneur à ses yeux. Pendant ce temps, James Hunt a refait son retard. Le leader de McLaren finit la saison en boulet de canon. Avant l’ultime épreuve au Mont Fuji, Lauda mène 68 à 65 face à Hunt. Un orage terrible s’abat sur le circuit japonais. Lauda abandonne au deuxième tour, encore trop fragile psychologiquement pour affronter une telle épreuve au volant de sa Ferrari 312 T2. Hunt termine troisième de la course et ravit le titre à Lauda. Avant que les hostilités ne débutent en 1977 entre Enzo Ferrari et Mauro Forghieri d’une part, et Niki Lauda d’autre part.


Le dernier pilote de cette série est Nelson Piquet, couronné en 1981 et 1983. en 1982, l’écurie Brabham est dans une phase de transition. Consciente que le moteur Cosworth devient à terme trop faible pour rivaliser avec les turbos, Brabham signe avec la firme münichoise BMW. BMW équipe les Brabham au GP du Canada, gagné par Piquet. Mais le retard accumulé ne sera jamais rattrapé. Dommage, dans une saison chaotique où les favoris ont connu tant de malheurs. Ferrari accablé par le décès de Gilles Villeneuve, l’accident de Didier Pironi, Renault stupidement battu à cause d’une politique contre-productive (le petit moteur à injection Renix, pas fiable, était, de manière incompréhensible, reconduit à chaque course). Le talentueux Brésilien doit donc laisser son titre à Rosberg. Mais il prépare sa vengeance pour 1983.



A signaler que Michael Schumacher a également manqué un troisième titre après ceux de 1994 et 1995, même s’il a réussi en 2002 à égaler Fangio. En 1996, Ferrari passait du V12 au V10. En outre, le retard technologique sur Williams était trop grand pour l’écurie italienne. Schumacher dut logiquement s’incliner face à Hill et Villeneuve.


Quant à Ayrton Senna, il a aussi manqué l’occasion de gagner trois titres, autrement qu’en 1992. En 1989, le pilote au casque jaune termine deuxième du championnat derrière Prost. Alain ne vole pas son titre étant donné les conditions psychologiques dans lesquelles il évolue. Ayant osé dénoncer le favoritisme dont bénéfice Ayrton en interne après le GP de Phoenix, Prost est isolé, marginalisé, par Ron Dennis, d’autant plus qu’il annonce son départ de McLaren (pour 1990) au GP de France. En Italie, Ron Dennis est doublement humilié par Prost. Car Alain signe chez la mythique Scuderia Ferrari, l’ennemi juré, et car il jette la coupe du vainqueur aux tifosi, alors que celle-ci appartient par contrat au patron de McLaren (Ron Dennis conserve religieusement tous les trophées gagnés par son écurie sur les podiums) Ayrton et Alain s’accrochent à Suzuka.
Senna avait franchi le Rubicon en trahissant Prost à Imola, déclenchant la guerre civile au sein de McLaren Honda.
Ayrton qui a aussi manqué de veine en 1989, deux abandons mécaniques au Canada et en Italie, une collision à Estoril par la faute de Nigel Mansell ... Mais il aussi été trop téméraire, avec une sortie de piste à Silverstone et une course ruinée par un accrochage au départ avec Berger et Patrese à Rio. Mais Senna a depuis longtemps sa place dans la légende de la F1.

(cf mon article du 22/9/2008 sur sportvox)
Pour savoir où se trouve la limite, il suffit de la dépasser (Gilles Villeneuve)
AxelBorg
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Jeu Aoû 21, 2008 12:25
à: Paris 14e

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