Changements d'écurie et perte du titre mondial
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Changements d'écurie et perte du titre mondial
Difficile de changer décurie en tant que champion du monde ... encore plus et de conserver le titre mondial !
Seul Juan Manuel Fangio a réussi (à deux reprises) à conserver son titre de champion du monde des pilotes après avoir changé décurie.
En 1956, en passant de Mercedes à Ferrari, et en 1957, de Ferrari à Maserati. Retour sur les échecs dautres pilotes au moment de changer décurie.
Certains grands pilotes ont échoué dans cette quête ... Parmi eux, Lauda, Prost et Schumacher.
Niki LAUDA 1977 (Ferrari) - 1978 (Brabham) : quittant Ferrari en claquant la porte, Lauda na pas supporté le traitement infligé par Forghieri durant 1977. On avait même proposé à Lauda un poste de directeur sportif à lhiver 1976, persuadé après lépisode du Mont Fuji que Lauda ne retrouverait jamais les qualités qui avaient fait de lui lOrdinateur. Second pilote derrière Reutemann, le Viennois a pourtant réussi à triompher quand même au championnat, au grand dam de lArgentin. Le jeune Canadien Gilles Villeneuve prend la place de Lauda en 1978. Ce dernier rejoint léquipe Brabham de Bernie Ecclestone. Mais il avoue vite son impuissance face à la célérité des Lotus de Mario Andretti et Ronnie Peterson. Colin Chapoman a découvert le secret de leffet de sol, faisant des Lotus les flèches noires. Gordon Murray trouve la parade via un aspirateur collé au train arrière de la Brabham. Lauda gagne à Anderstorp (Suède) mais la FIA interdit ce système. Malgré une seconde victoire à Monza, Niki abandonne son titre et finit quatrième, derrière Mario Andretti, le regretté virtuose Suédois Peterson, et Carlos Reutemann, nouveau fer de lance de la Scuderia.
Nelson PIQUET 1987 (Williams) - 1988 (Lotus) : épuisé par une lutte fratricide de deux ans avec Mansell, se sentant trahi par Frank Williams et Patrick Head avec qui il avait signé un contrat de premier pilote, Nelson Piquet signe chez Lotus Honda en 1988 en lieu et place dAyrton Senna, son rival. Le Carioca était pourtant le premier choix de McLaren, mais refusant de sastreindre aux obligations promotionnelles de Marlboro, Piquet a grillé ses chances. Ron Dennis voulant à tout prix récréer une Dream Team autour du moteur Honda, il recrute Senna à liniative de Prost. Le jeu des chaises musicales est déclenché. Lotus, trahie par Senna, se venge au détriment de Williams, qui perd aussi le précieux moteur japonais, atout maître à lère des turbos.
Quant à Piquet, il quitte Didcot avec son troisième titre mondial. Un titre chanceux, mais construit avec intelligence. Le Brésilien a, durant toute la saison 1987, subi les séquelles de son grave accident dImola. Perdant le panache qui avait fait de lui le roi du contre-braquage à Budapest en 1986 ou lauteur de neuf pole positions en 1984 avec le BMW turbo, Piquet a compensé par son intelligence de course et son expérience, la vélocité et laudace de Mansell, auteur de dépassements danthologie sur son coéquipier, notamment à Silverstone. Il déclare dailleurs en fin de saison à propose de son rival Mansell : La chance a battu la bêtise.
En 1988, Lotus conserve le moteur Honda dans la livrée jaune Camel. Mais la monoplace jaune accuse 2 secondes de retard au tour sur le joyau construit par McLaren. Piquet finit troisième à Imola, à un tour de Prost et Senna. Démotivé, il peine à dominer Nakajima, que Senna surclassait.
Alain PROST 1989 (McLaren) - 1990 (Ferrari) : parti de McLaren brouillé avec Senna, Ron Dennis et Honda, Prost relève le défi Ferrari. Comme tant dautres pilotes, il cède à lattraction du mythe de Maranello, toujours vivace même après le décès du fondateur Enzo Ferrari. Très vite, Prost met sous léteignoir Mansell, notamment dans les réunions techniques où il parle en italien aux ingénieurs ... un vrai charabia pour Nigel. Grâce à Prost, le phénix Ferrari renaît de ses cendres en 1990. Lintelligence de course de Prost fait fureur, ainsi que ses qualités de metteur au point. Le moteur Ferrari, moins puissant que le Honda des McLaren, reste tout de même un excellent propulseur. Quant au comportement routier de la Ferrari, il sagit du meilleur du plateau. Prost signe de superbes victoires, notamment à Mexico et Silverstone. Silverstone où Prost a écoeuré Mansell. Le pilote britannique envisage même la retraite mais se ravise finalement. Prost tient la dragée haute à Senna tout lété. Le bel édifice se lézarde cependant à Estoril, quant Mansell trahit Prost au départ. Fiorio défend Mansell, pourtant fautif, et latmosphère devient vite irrespirable. Les luttes politiques internes reprennent de plus belle, et la Scuderia brûle ce quelle avait mis temps de temps à reconstruire, dans une saison avec 6 victoires, du jamais vu depuis le temps de Niki Lauda. Ayrton Senna en profite et triomphe à Suzuka, montrant que la victoire est un besoin viscéral chez lui. Mais Prost nest pas passé loin de son quatrième titre mondial ... Une apothéose qui ne viendra que dix ans plus tard chez Ferrari, en 2000, avec un certain Michael Schumacher.
Michael SCHUMACHER 1995 (Benetton) - 1996 (Ferrari) : après deux saisons hégémoniques avec Benetton, Schumi relève avec panache le défi Ferrari. Il sagit de gagner le championnat, ce qui nest plus arrivé à un pilote de la Scuderia depuis 1979 (Scheckter). Mais le cheval cabré est alors plus proche de léquarrissage que de la victoire.
Bernard Dudot (Renault) est abasourdi à la signature de Schumacher chez Ferrari, vu la domination du losange, à travers Williams et Benetton. Les Ferrari terminent à un tour, quand elles terminent, commente-t-il.
Même Flavio Briatore est acerbe : Nous saurons bientôt qui de Schumacher ou de Benetton faisait gagner lautre.
Dudot et Briatore auraient mieux fait de se taire, même si les réponses ne seront pas fournies dès 1996.
Schumi, afin de prouver quil est le digne héritier de Prost et Senna, veut gravir lEverest par la face la plus difficile. Il ne souhaite pas empiler les titres comme des perles au volant de la meilleure monoplace. Le pilote allemand veut gagner la légitimité que le public lui refuse, lui qui a hérité violemment du trône laissé vacant par Prost et Senna.
Michael Schumacher descend en 1996 de sa pyramide, détrôné par des Williams Renault infaillibles. Il termine troisième au championnat du monde derrière Damon Hill et Jacques Villeneuve, néophyte de talent. Mais il signe trois superbes victoires, à Barcelone, Spa et Monza. Les trois premières dune série de 72 jusquen 2006. Avant le début de la Dream Team Ferrari préparée par Jean Todt dès 1997 ...
Fernando ALONSO 2006 (Renault) - 2007 (McLaren) : après avoir grandi chez le Losange, Alonso veut sémanciper, comme Schumacher en 1995. Souhaitant rejoindre McLaren, écurie de ses rêves (celles de ses idoles denfance, Prost et Senna), le natif dOviedo veut avant tout obtenir plus de considération de sa nouvelle écurie. Il ne se doute pas que son nouvel adversaire sera encore plus redoutable que les rivaux quil a vaincu en 2005 (Kimi Raikkonen) et 2006 (Michael Schumacher). Un néophyte nommé Lewis Hamilton, champion du GP2 en 2006, début en 2007 chez McLaren Mercedes aux côtés dAlonso.
Ron Dennis sait que 2007 est lannée de la reconquête pour McLaren : nouveau duo de pilotes, nouveau sponsor, Vodafone, nouveau simulateur de course intégré à lusine ultramoderne du Paragon ...
Dennis veut enterrer lère Ferrari et lintérim Renault.
La MP4/22 est un bijou, performante et fiable. Le prodige anglais Hamilton prend vite la mesure dAlonso et lécurie McLaren se transforme en volcan. Léruption survient à Budapest, après un litige entre Alonso et Hamilton. Ron Dennis est totalement dépassé par ce duel inattendu, comme en 1989 entre Prost et Senna. On pensait que Fernando ne ferait quune bouchée de Lewis, mais le néophyte au casque jaune possède la classe des plus grands pilotes, Senna, Schumacher, Lauda.
Alonso vit dautant plus mal larrivée fulgurante dHamilton que ce dernier devient la coqueluche des médias. Le pilote métis, surnommé Black Senna ou Tiger Woods, attire sur lui le feu des projecteurs de la F1. Ainsi que lattention de McLaren, écurie avec laquelle il collabore depuis 1995. Alonso est donc lintrus, là où il pensait être le fils préféré ... Cruelle désillusion pour lAsturien.
Mais lanimosité Lewis / Fernando nest pas le seul ingrédient du cocktail explosif qui va ruiner ce qui aurait du être la grande année McLaren. McLaren qui tombe de Charybde en Scylla en cette saison 2007. Une affaire despionnage industriel, orchestrée par Mike Coughlan (McLaren) et Nigel Stepney (Ferrari) au profit de Woking va faire basculer le championnat des constructeurs à Maranello, avec une amende de 100 millions de dollars à la clé. Quant au titre pilotes, ironie du sort, cest lancien protégé de Ron Dennis, le scandinave Kimi Raikkonen, qui revient comme une fusée et bat Hamilton et Alonso à Interlagos. Les deux gémeaux de la constellation McLaren repartent dos à dos, 109 points chacun. LEspagnol finit troisième dun championnat quil ne perd que dun petit point. Jamais depuis Fangio un pilote nest passé si près de lexploit.
Dautres navaient concrètement aucune chance de garder leur titre mondial.
Damon HILL 1996 (Williams) - 1997 (Arrows) : débarqué par Frank Williams, Damon Hill rate de peu un volant chez McLaren pour 1997. Atterrissant chez Arrows, Hill sait très bien quil perdra sa couronne. Frôlant la victoire à Budapest, il quittera sans regret léquipe de Tom Walkinshaw pour Jordan Mugen Honda en 1998.
(cf mon article du 16/9/2008 sur sportvox)
Seul Juan Manuel Fangio a réussi (à deux reprises) à conserver son titre de champion du monde des pilotes après avoir changé décurie.
En 1956, en passant de Mercedes à Ferrari, et en 1957, de Ferrari à Maserati. Retour sur les échecs dautres pilotes au moment de changer décurie.
Certains grands pilotes ont échoué dans cette quête ... Parmi eux, Lauda, Prost et Schumacher.
Niki LAUDA 1977 (Ferrari) - 1978 (Brabham) : quittant Ferrari en claquant la porte, Lauda na pas supporté le traitement infligé par Forghieri durant 1977. On avait même proposé à Lauda un poste de directeur sportif à lhiver 1976, persuadé après lépisode du Mont Fuji que Lauda ne retrouverait jamais les qualités qui avaient fait de lui lOrdinateur. Second pilote derrière Reutemann, le Viennois a pourtant réussi à triompher quand même au championnat, au grand dam de lArgentin. Le jeune Canadien Gilles Villeneuve prend la place de Lauda en 1978. Ce dernier rejoint léquipe Brabham de Bernie Ecclestone. Mais il avoue vite son impuissance face à la célérité des Lotus de Mario Andretti et Ronnie Peterson. Colin Chapoman a découvert le secret de leffet de sol, faisant des Lotus les flèches noires. Gordon Murray trouve la parade via un aspirateur collé au train arrière de la Brabham. Lauda gagne à Anderstorp (Suède) mais la FIA interdit ce système. Malgré une seconde victoire à Monza, Niki abandonne son titre et finit quatrième, derrière Mario Andretti, le regretté virtuose Suédois Peterson, et Carlos Reutemann, nouveau fer de lance de la Scuderia.
Nelson PIQUET 1987 (Williams) - 1988 (Lotus) : épuisé par une lutte fratricide de deux ans avec Mansell, se sentant trahi par Frank Williams et Patrick Head avec qui il avait signé un contrat de premier pilote, Nelson Piquet signe chez Lotus Honda en 1988 en lieu et place dAyrton Senna, son rival. Le Carioca était pourtant le premier choix de McLaren, mais refusant de sastreindre aux obligations promotionnelles de Marlboro, Piquet a grillé ses chances. Ron Dennis voulant à tout prix récréer une Dream Team autour du moteur Honda, il recrute Senna à liniative de Prost. Le jeu des chaises musicales est déclenché. Lotus, trahie par Senna, se venge au détriment de Williams, qui perd aussi le précieux moteur japonais, atout maître à lère des turbos.
Quant à Piquet, il quitte Didcot avec son troisième titre mondial. Un titre chanceux, mais construit avec intelligence. Le Brésilien a, durant toute la saison 1987, subi les séquelles de son grave accident dImola. Perdant le panache qui avait fait de lui le roi du contre-braquage à Budapest en 1986 ou lauteur de neuf pole positions en 1984 avec le BMW turbo, Piquet a compensé par son intelligence de course et son expérience, la vélocité et laudace de Mansell, auteur de dépassements danthologie sur son coéquipier, notamment à Silverstone. Il déclare dailleurs en fin de saison à propose de son rival Mansell : La chance a battu la bêtise.
En 1988, Lotus conserve le moteur Honda dans la livrée jaune Camel. Mais la monoplace jaune accuse 2 secondes de retard au tour sur le joyau construit par McLaren. Piquet finit troisième à Imola, à un tour de Prost et Senna. Démotivé, il peine à dominer Nakajima, que Senna surclassait.
Alain PROST 1989 (McLaren) - 1990 (Ferrari) : parti de McLaren brouillé avec Senna, Ron Dennis et Honda, Prost relève le défi Ferrari. Comme tant dautres pilotes, il cède à lattraction du mythe de Maranello, toujours vivace même après le décès du fondateur Enzo Ferrari. Très vite, Prost met sous léteignoir Mansell, notamment dans les réunions techniques où il parle en italien aux ingénieurs ... un vrai charabia pour Nigel. Grâce à Prost, le phénix Ferrari renaît de ses cendres en 1990. Lintelligence de course de Prost fait fureur, ainsi que ses qualités de metteur au point. Le moteur Ferrari, moins puissant que le Honda des McLaren, reste tout de même un excellent propulseur. Quant au comportement routier de la Ferrari, il sagit du meilleur du plateau. Prost signe de superbes victoires, notamment à Mexico et Silverstone. Silverstone où Prost a écoeuré Mansell. Le pilote britannique envisage même la retraite mais se ravise finalement. Prost tient la dragée haute à Senna tout lété. Le bel édifice se lézarde cependant à Estoril, quant Mansell trahit Prost au départ. Fiorio défend Mansell, pourtant fautif, et latmosphère devient vite irrespirable. Les luttes politiques internes reprennent de plus belle, et la Scuderia brûle ce quelle avait mis temps de temps à reconstruire, dans une saison avec 6 victoires, du jamais vu depuis le temps de Niki Lauda. Ayrton Senna en profite et triomphe à Suzuka, montrant que la victoire est un besoin viscéral chez lui. Mais Prost nest pas passé loin de son quatrième titre mondial ... Une apothéose qui ne viendra que dix ans plus tard chez Ferrari, en 2000, avec un certain Michael Schumacher.
Michael SCHUMACHER 1995 (Benetton) - 1996 (Ferrari) : après deux saisons hégémoniques avec Benetton, Schumi relève avec panache le défi Ferrari. Il sagit de gagner le championnat, ce qui nest plus arrivé à un pilote de la Scuderia depuis 1979 (Scheckter). Mais le cheval cabré est alors plus proche de léquarrissage que de la victoire.
Bernard Dudot (Renault) est abasourdi à la signature de Schumacher chez Ferrari, vu la domination du losange, à travers Williams et Benetton. Les Ferrari terminent à un tour, quand elles terminent, commente-t-il.
Même Flavio Briatore est acerbe : Nous saurons bientôt qui de Schumacher ou de Benetton faisait gagner lautre.
Dudot et Briatore auraient mieux fait de se taire, même si les réponses ne seront pas fournies dès 1996.
Schumi, afin de prouver quil est le digne héritier de Prost et Senna, veut gravir lEverest par la face la plus difficile. Il ne souhaite pas empiler les titres comme des perles au volant de la meilleure monoplace. Le pilote allemand veut gagner la légitimité que le public lui refuse, lui qui a hérité violemment du trône laissé vacant par Prost et Senna.
Michael Schumacher descend en 1996 de sa pyramide, détrôné par des Williams Renault infaillibles. Il termine troisième au championnat du monde derrière Damon Hill et Jacques Villeneuve, néophyte de talent. Mais il signe trois superbes victoires, à Barcelone, Spa et Monza. Les trois premières dune série de 72 jusquen 2006. Avant le début de la Dream Team Ferrari préparée par Jean Todt dès 1997 ...
Fernando ALONSO 2006 (Renault) - 2007 (McLaren) : après avoir grandi chez le Losange, Alonso veut sémanciper, comme Schumacher en 1995. Souhaitant rejoindre McLaren, écurie de ses rêves (celles de ses idoles denfance, Prost et Senna), le natif dOviedo veut avant tout obtenir plus de considération de sa nouvelle écurie. Il ne se doute pas que son nouvel adversaire sera encore plus redoutable que les rivaux quil a vaincu en 2005 (Kimi Raikkonen) et 2006 (Michael Schumacher). Un néophyte nommé Lewis Hamilton, champion du GP2 en 2006, début en 2007 chez McLaren Mercedes aux côtés dAlonso.
Ron Dennis sait que 2007 est lannée de la reconquête pour McLaren : nouveau duo de pilotes, nouveau sponsor, Vodafone, nouveau simulateur de course intégré à lusine ultramoderne du Paragon ...
Dennis veut enterrer lère Ferrari et lintérim Renault.
La MP4/22 est un bijou, performante et fiable. Le prodige anglais Hamilton prend vite la mesure dAlonso et lécurie McLaren se transforme en volcan. Léruption survient à Budapest, après un litige entre Alonso et Hamilton. Ron Dennis est totalement dépassé par ce duel inattendu, comme en 1989 entre Prost et Senna. On pensait que Fernando ne ferait quune bouchée de Lewis, mais le néophyte au casque jaune possède la classe des plus grands pilotes, Senna, Schumacher, Lauda.
Alonso vit dautant plus mal larrivée fulgurante dHamilton que ce dernier devient la coqueluche des médias. Le pilote métis, surnommé Black Senna ou Tiger Woods, attire sur lui le feu des projecteurs de la F1. Ainsi que lattention de McLaren, écurie avec laquelle il collabore depuis 1995. Alonso est donc lintrus, là où il pensait être le fils préféré ... Cruelle désillusion pour lAsturien.
Mais lanimosité Lewis / Fernando nest pas le seul ingrédient du cocktail explosif qui va ruiner ce qui aurait du être la grande année McLaren. McLaren qui tombe de Charybde en Scylla en cette saison 2007. Une affaire despionnage industriel, orchestrée par Mike Coughlan (McLaren) et Nigel Stepney (Ferrari) au profit de Woking va faire basculer le championnat des constructeurs à Maranello, avec une amende de 100 millions de dollars à la clé. Quant au titre pilotes, ironie du sort, cest lancien protégé de Ron Dennis, le scandinave Kimi Raikkonen, qui revient comme une fusée et bat Hamilton et Alonso à Interlagos. Les deux gémeaux de la constellation McLaren repartent dos à dos, 109 points chacun. LEspagnol finit troisième dun championnat quil ne perd que dun petit point. Jamais depuis Fangio un pilote nest passé si près de lexploit.
Dautres navaient concrètement aucune chance de garder leur titre mondial.
Damon HILL 1996 (Williams) - 1997 (Arrows) : débarqué par Frank Williams, Damon Hill rate de peu un volant chez McLaren pour 1997. Atterrissant chez Arrows, Hill sait très bien quil perdra sa couronne. Frôlant la victoire à Budapest, il quittera sans regret léquipe de Tom Walkinshaw pour Jordan Mugen Honda en 1998.
(cf mon article du 16/9/2008 sur sportvox)
Pour savoir où se trouve la limite, il suffit de la dépasser (Gilles Villeneuve)
- AxelBorg
- Pilote F.Renault

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- Parle de Formule 1 depuis le:
Jeu Aoû 21, 2008 12:25 - à: Paris 14e
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