Grand Prix de Grande-Bretagne 2011 [8-10 juillet 2011]
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Grand Prix de Grande-Bretagne 2011 [8-10 juillet 2011]
Puisque personne ne se lance... place à Silverstone !





http://www.mototribu.com/competition/ci ... google.jpg
Au fil des années, Silverstone a été maintes fois modifié. Après une modification du tracé l'an dernier et de nouveaux stands ainsi qu'une nouvelle ligne de départ cette année, voici la version actuelle :





Palmarès depuis 1950 :
Configuration en 1950 :

1950 : Giuseppe Farina (Alfa Romeo)

Le premier Grand Prix de l'histoire de la F1... couru sans Ferrari.
1951 : Jose-Froilan Gonzalez (Ferrari)

La toute première victoire de Ferrari en F1.
En 1952, la ligne de départ, placée après Abbey, est déplacée après Woodcote.

1952 : Alberto Ascari (Ferrari)
1953 : Alberto Ascari (Ferrari)

Alors qu'il reste encore 3 Grands Prix sur 9 à disputer, Ascari remporte son 2ème titre consécutif de champion du monde.
1954 : Jose-Froilan Gonzalez (Ferrari)

La 2ème et dernière victoire de Gonzalez, sur le lieu de sa première victoire, 3 ans plus tôt.
À partir de 1955, Silverstone organisera en alternance avec Aintree le Grand Prix d'Angleterre.
1956 : Juan Manuel Fangio (Ferrari)
1958 : Peter Collins (Ferrari)
1960 : Jack Brabham (Cooper)
En 1962, Aintree organise une 2ème fois de suite le Grand Prix d'Angleterre, mais également pour la dernière fois.
C'est Brands Hatch qui prend le relai en 1964, Silverstone organisant le Grand Prix les années impaires cette fois.
1963 : Jim Clark (Lotus)
1965 : Jim Clark (Lotus)
1967 : Jim Clark (Lotus)
1969 : Jackie Stewart (Matra)
1971 : Jackie Stewart (Tyrrell)
1973 : Peter Revson (McLaren)
À la fin du premier tour, Scheckter glisse dans l'herbe et dérape, c'est l'accrochage, plusieurs voitures sont impliquées, et on est contraint de sortir le drapeau rouge.
Suite cet incroyable carambolage, une chicane est installée dans Woodcote, afin de ralentir les pilotes qui passaient
ce virage presque à fond.

1975 : Emerson Fittipaldi (McLaren)
La pluie tombe à un bout du circuit et surprend 11 voitures qui foncent dans le décor, le tout en moins de 2 minutes !
1977 : James Hunt (McLaren)
1979 : Clay Regazzoni (Williams)
1981 : John Watson (McLaren)
1983 : Alain Prost (Renault)
1985 : Alain Prost (McLaren)

Rosberg réalise la pole la plus rapide de l'histoire, à 259.005 km/h de moyenne. Il faudra attendre Monza 2002 pour que ce record soit battu.
En 1987, la chicane de Woodcote est remplacée par une autre chicane, bien plus lente, placée avant ce virage. En outre, fin de l'alternance avec Brands Hatch qui dure depuis 25 ans, désormais, Silverstone organisera tous les Grands Prix
d'Angleterre.

1987 : Nigel Mansell (Williams)
1988 : Ayrton Senna (McLaren)
1989 : Alain Prost (McLaren)
1990 : Alain Prost (Ferrari)
En 1991, le circuit est considérablement modifié et perd son caractère rapide. Le virage Becketts est morcelé en
plusieurs virages plus lents mais très techniques, la ligne droite opposée aux stands est remplacée par une ligne droite
plus courte, avec deux virages plus secs avant et après, et une grosse portion en forme de grosse épingle est rajoutée
juste avant Woodcote.

1991 : Nigel Mansell (Williams)
1992 : Nigel Mansell (Williams)

La plus totale domination qu'il soit possible de réaliser par un seul pilote sur tous les autres : meilleur temps lors de toutes les séances d'essais, pole, course en tête de bout en bout, victoire et meilleur tour en course pour Nigel Mansell sur sa Williams-Renault. La foule en délire engloutira presque le champion Anglais, qui s'en sortira, heureusement^^.
1993 : Alain Prost (Williams)
Afin de ralentir encore plus les pilotes et de sécuriser davantage le circuit, le passage à Abbey est rendu plus raide
et plus lent, et le passage à Priory est légèrement modifié.

1994 : Damon Hill (Williams)
1995 : Johnny Herbert (Benetton)

Un accrochage entre Hill et Schumacher va éliminer les deux grands favoris.
1996 : Jacques Villeneuve (Williams)
Le circuit est modifié une nouvelle fois en 1997, la courbe à Luffield est rendu plus ronde et plus rapide.

1997 : Jacques Villeneuve (Williams)
1998 : Michael Schumacher (Ferrari)

Alors qu'il a reçu une pénalité, Schumacher ne rentre la purger aux stands qu'au dernier tour, et gagne la course !
1999 : David Coulthard (McLaren)

Suite à un problème avec ses freins, Schumacher tire tout droit à Stowe et se casse la jambe.
2000 : David Coulthard (McLaren)
2001 : Mika Hakkinen (McLaren)
2002 : Michael Schumacher (Ferrari)
2003 : Rubens Barrichello (Ferrari)

Un fou en kilt viendra chambouler la course, mais cela n'empêchera pas Barrichello de s'imposer.
2004 : Michael Schumacher (Ferrari)
2005 : Juan-Pablo Montoya (McLaren)
2006 : Fernando Alonso (Renault)
2007 : Kimi Räikkönen (Ferrari)
2008 : Lewis Hamilton (McLaren)

Sous des conditions de piste changeantes, Barrichello va faire une remontée du tonnerre et finir 3ème malgré une bien mauvaise qualification et une voiture qui se morfond en fond de grille habituellement.
Après la reprise in extremis du contrat liant la FOM et Donington, Silverstone reste hôte du Grand Prix de Grande-Bretagne, et en profite pour se moderniser. En attendant de nouveaux stands, une nouvelle section est ajoutée entre Abbey et Lufield, faisant du circuit le troisième plus long du calendrier derrière Spa-francorchamps et Bahreïn, tout en étant légèrement plus rapide.

2009 : Sebastian Vettel (Red Bull)
En 2011, les nouveaux stands et la nouvelle ligne de départ sont livrés, Silverstone fait enfin peau neuve.

2010 : Mark Webber (Red Bull)
Une vidéo du circuit :
Le tour du circuit en caméra embarquée avec Felipe Masse l'an dernier.
Voici l'analyse technique du circuit made by Renault Sport :
Un tour de Silverstone côté moteur
Depuis sa première configuration comme aérodrome lors de la Seconde Guerre mondiale, Silverstone a été historiquement un « circuit faisant parler la poudre ». Le circuit a subi depuis de nombreuses modifications, mais a conservé son caractère très rapide. C’est effectivement à Silverstone qu’en 1985 le tour de qualification le plus rapide jamais enregistré fut réalisé par Keke Rosberg avec une vitesse moyenne de plus de 250 km/h sur un tour, record qui a tenu pendant 16 ans. L’année dernière il y a eu de nouvelles modifications de la piste avec l’ajout d’un nouvel enchaînement entre les virages de l’abbaye et de Luffield, mais la piste reste l’une des plus rapides de la saison, avec environ 65% du tour passé à pleine charge avec une vitesse moyenne élevée.
Secteur un
La ligne de départ-arrivée a été déplacée cette année sur la ligne droite internationale des stands qui commence après Club Corner, parachevant cette réalisation récente de nouveaux stands et d’un nouveau paddock, avec son toit impressionnant. Le premier virage est maintenant le super rapide Abbaye, un droite brutal où on entre à 265 km/h. La première zone de gros freinage arrive au virage 3, appelé Village, qui se prend en seconde à 95 km/h. C’est le début d’un lent enchaînement où la souplesse du moteur est primordiale. Après avoir enroulé le 5, les voitures s’engouffrent dans la ligne droite de Wellington. La vitesse maximale atteinte en bout de ligne sera d’environ 300 km/h.
Secteur deux
Le secteur deux commence avant la courbe de Brooklands, début d’une autre section à basse vitesse qui voit les voitures passer de 300 km/h à 140 km/h, en troisième, puis rétrograder à nouveau pour le virage Luffield, une courbe en cuillère qui se prend en seconde à environ 100 km/h. Après cela, c’est de nouveau à fond dans l’ancienne ligne droite des stands, en passant les sept rapports jusqu’atteindre 302 km/h avant de repasser la sixième pour le virage de Copse. Malgré le profil serré de cette courbe celle-ci se prend tout de même à 260 km/h, infligeant des G latéraux très importants. Après un court sprint vient l’impressionnant enchaînement de Maggotts-Beckett-Chapel, une sinusoïde très rapide composée de quatre virages qui nécessitent de rapides changements de direction et une réactivité maximale du moteur. Les vitesses moyennes au sein de ce secteur sont d’environ 250 km/h et ne seront nulle part inférieures à 190 km/h.
Secteur trois
Après cet enchaînement les voitures avalent la ligne droite du Hangar, plus longue ligne droite du circuit avec ses 875 m. Les vitesses de pointe atteindront ici 310 km/h avant la zone de freinage précédant Stowe, premier virage de ce secteur, un droite pris sur le quatrième rapport. Vient ensuite la ligne droite de Vale puis une rapide chicane à gauche et la courbe radiale de Club, prise en deuxième.
Point de vue de Rémi Taffin, directeur des activités piste de Renault Sport F1 :
Silverstone est toujours un grand événement pour Renault Sport F1 puisque nos partenaires actuels sont basés au Royaume-Uni. Techniquement, il n’y a pas d’effort particulier pour cette course, mais le fait qu’il y ait tant de monde invité par nos écuries partenaires signifie que nous voulons tous réaliser un bon spectacle et obtenir un bon résultat « à la maison ».
Même avec les changements de l’année dernière, Silverstone reste une piste exigeant de la puissance, avec 66% du tour passé à pleine charge en qualifications et 61% en course. Avec ses quatre lignes droites sur un tour, la vitesse moyenne y est également élevée - environ 215 km/h - de sorte qu’il se trouve dans les limites supérieures du calendrier en termes de contraintes moteur. Dans le même temps, le moteur doit être réactif en sortie de virages lents comme Luffield et Loop car ils mènent tous vers les longues lignes droites.
Un autre défi du week-end sera l’introduction d’une nouvelle directive technique imposée par la FIA chargée de limiter l’effet de souffle des dispositifs d’évacuation des gaz d’échappements hors périodes d’accélération. Cela nécessite évidemment beaucoup de travail de la part de l’équipe à Viry avant la course et tout au long du week-end, selon les résultats des essais du vendredi. En termes de résultats, nous pouvons constater que cela affecte l’équilibre des voitures car elles ont été développées autour de différents concepts de planchers élaborés en fonction du débit des gaz d’échappement. Il est possible que le bruit aussi soit différent. Avant Valence cela sonnait comme si les voitures utilisaient le contrôle de traction, car il y avait beaucoup de bruits de blocage, mais dorénavant le son des moteurs sera plus doux.
Ce sera aussi notre deuxième événement obéissant à l’interdiction de modifier les cartes moteur entre les qualifications et la course. Nos cartographies ont toujours été très similaires de toutes façons lors de ces deux périodes du week-end, mais si les prévisions météo annonçaient un changement entre ces dernières, nous devrions réfléchir très attentivement aux cartographies à utiliser. Historiquement, le temps peut beaucoup changer au cours d’un week-end à Silverstone, donc globalement cela s’annonce comme un week-end attrayant.
Le diffuseur soufflé : explication
Un diffuseur soufflé est l’endroit où les gaz d’échappement sont dirigés depuis la sortie d’échappement vers le diffuseur à l’arrière de la voiture. L’utilisation du gaz permet de générer plus d’appuis et donc contribue à augmenter la stabilité au freinage et en sortie de virages. Le problème est que lorsque le pilote relâche l’accélérateur il n’y a pas de gaz d’échappement. Un diffuseur chaud soufflé est utilisé pour maintenir un flux constant de gaz à travers le diffuseur pour maintenir les niveaux d’appuis. Quand un pilote lâche la pédale d’accélérateur avec un diffuseur chaud soufflé, les papillons des gaz sont maintenus ouverts, le carburant continue à être injecté et est enflammé par le biais d’une cartographie minutieuse, créant ainsi des flux de gaz.
L'explication ne semble pas terminée pour autant, car des détails techniques rendent très illisible cette restriction des diffuseurs soufflés...
Voyons à présent les problèmes pour régler la voiture en général, avec LRGP :
« Silverstone est un des grands classiques de la F1. Comparé aux derniers Grands Prix, le circuit offre une large variété de courbes difficiles, qui passent de diablement rapide à plutôt lent et technique. Une différence aussi marquée entre le rapide et le lent demande énormément au pilote comme à ses ingénieurs pour extraire le maximum de la voiture. » explique le Directeur Technique de Lotus Renault GP, James Allison.
Moteur
Le tracé de Silverstone est assez dur avec les moteurs en raison de régimes élevés en moyenne sur un tour. Cela a un impact sur la consommation mais le V8 Renault est très bon dans ce domaine.
Freins
En contraste complet avec le Canada ou Valence, où nous avions du mal à refroidir les freins, ici la difficulté est de les garder en température. Silverstone ne pose aucun problème pour les freins étant donné qu’ils sont relativement peu utilisés en raison du grand nombre de courbes rapides. Quand vous en avez besoin, ils peuvent d’ailleurs être un peu froids, aussi faut-il s’assurer qu’ils restent suffisamment chauds pour fonctionner correctement.
Suspension
Nous devons essayer une nouvelle géométrie de suspension avant, ce que nous ferons lors des essais du vendredi sur une voiture. Il y a peu d’endroits où on monte sur les vibreurs ni d’autre chose spécifique reliée à un aspect particulier de la suspension, puisque c’est un circuit plus typé aéro. Il faut une voiture stable pour les courbes à haute vitesse comme Copse, Maggots, Becketts et Chapel, ce qui s’obtient grâce à un bon équilibre aérodynamique et des bons réglages de suspension.
Aileron arrière
Après trois courses en ville, Silverstone marque le retour à un niveau d’appui légèrement moindre et à l’efficacité aérodynamique surtout. Notre nouvel aileron arrière et son DRS ont bien fonctionné à Valence et nous espérons qu’il en soit de même à Silverstone.
Pneus
Silverstone est dur pour les pneus à cause des courbes à haute vitesse et il n’est guère différent de Barcelone sur ce point. Le revêtement a été un peu refait à Copse, le secteur à plus haute vitesse du circuit, ce qui pourra avoir une influence sur la tenue des pneus. Pirelli a décidé d’apporter les gommes tendres et les dures.
Aileron avant
Vous pouvez avoir un plus d’aileron avant qu’ailleurs pour équilibrer la voiture dans les courbes rapides. Cela aide aussi à réduire le sous-virage dans Brooklands et Luffield, ce qui est crucial pour garder une bonne vitesse d’entrée dans la ligne droite qui suit et ensuite sur Copse et Becketts.
Source Lotus Renault GP
Les horaires :
Vendredi 8 :
Essais Libres 1 : 10h-11h30 (Eurosport)
Essais Libres 2 : 13h00-14h30 (Eurosport)
Samedi 9 :
Essais Libres 3 : 11h-12h (Eurosport)
Essais Qualificatifs : 14h-15h (Eurosport)
Dimanche 10 :
F1 à la une : 13h25-13h55 (TF1)
Course : 13h55-15h30 (TF1)





http://www.mototribu.com/competition/ci ... google.jpg
Au fil des années, Silverstone a été maintes fois modifié. Après une modification du tracé l'an dernier et de nouveaux stands ainsi qu'une nouvelle ligne de départ cette année, voici la version actuelle :




Palmarès depuis 1950 :
Configuration en 1950 :

1950 : Giuseppe Farina (Alfa Romeo)

Le premier Grand Prix de l'histoire de la F1... couru sans Ferrari.
1951 : Jose-Froilan Gonzalez (Ferrari)

La toute première victoire de Ferrari en F1.
En 1952, la ligne de départ, placée après Abbey, est déplacée après Woodcote.

1952 : Alberto Ascari (Ferrari)
1953 : Alberto Ascari (Ferrari)

Alors qu'il reste encore 3 Grands Prix sur 9 à disputer, Ascari remporte son 2ème titre consécutif de champion du monde.
1954 : Jose-Froilan Gonzalez (Ferrari)

La 2ème et dernière victoire de Gonzalez, sur le lieu de sa première victoire, 3 ans plus tôt.
À partir de 1955, Silverstone organisera en alternance avec Aintree le Grand Prix d'Angleterre.
1956 : Juan Manuel Fangio (Ferrari)
1958 : Peter Collins (Ferrari)
1960 : Jack Brabham (Cooper)
En 1962, Aintree organise une 2ème fois de suite le Grand Prix d'Angleterre, mais également pour la dernière fois.
C'est Brands Hatch qui prend le relai en 1964, Silverstone organisant le Grand Prix les années impaires cette fois.
1963 : Jim Clark (Lotus)
1965 : Jim Clark (Lotus)
1967 : Jim Clark (Lotus)
1969 : Jackie Stewart (Matra)
1971 : Jackie Stewart (Tyrrell)
1973 : Peter Revson (McLaren)
À la fin du premier tour, Scheckter glisse dans l'herbe et dérape, c'est l'accrochage, plusieurs voitures sont impliquées, et on est contraint de sortir le drapeau rouge.
Suite cet incroyable carambolage, une chicane est installée dans Woodcote, afin de ralentir les pilotes qui passaient
ce virage presque à fond.

1975 : Emerson Fittipaldi (McLaren)
La pluie tombe à un bout du circuit et surprend 11 voitures qui foncent dans le décor, le tout en moins de 2 minutes !
1977 : James Hunt (McLaren)
1979 : Clay Regazzoni (Williams)
1981 : John Watson (McLaren)
1983 : Alain Prost (Renault)
1985 : Alain Prost (McLaren)

Rosberg réalise la pole la plus rapide de l'histoire, à 259.005 km/h de moyenne. Il faudra attendre Monza 2002 pour que ce record soit battu.
En 1987, la chicane de Woodcote est remplacée par une autre chicane, bien plus lente, placée avant ce virage. En outre, fin de l'alternance avec Brands Hatch qui dure depuis 25 ans, désormais, Silverstone organisera tous les Grands Prix
d'Angleterre.

1987 : Nigel Mansell (Williams)
1988 : Ayrton Senna (McLaren)
1989 : Alain Prost (McLaren)
1990 : Alain Prost (Ferrari)
En 1991, le circuit est considérablement modifié et perd son caractère rapide. Le virage Becketts est morcelé en
plusieurs virages plus lents mais très techniques, la ligne droite opposée aux stands est remplacée par une ligne droite
plus courte, avec deux virages plus secs avant et après, et une grosse portion en forme de grosse épingle est rajoutée
juste avant Woodcote.

1991 : Nigel Mansell (Williams)
1992 : Nigel Mansell (Williams)

La plus totale domination qu'il soit possible de réaliser par un seul pilote sur tous les autres : meilleur temps lors de toutes les séances d'essais, pole, course en tête de bout en bout, victoire et meilleur tour en course pour Nigel Mansell sur sa Williams-Renault. La foule en délire engloutira presque le champion Anglais, qui s'en sortira, heureusement^^.
1993 : Alain Prost (Williams)
Afin de ralentir encore plus les pilotes et de sécuriser davantage le circuit, le passage à Abbey est rendu plus raide
et plus lent, et le passage à Priory est légèrement modifié.

1994 : Damon Hill (Williams)
1995 : Johnny Herbert (Benetton)

Un accrochage entre Hill et Schumacher va éliminer les deux grands favoris.
1996 : Jacques Villeneuve (Williams)
Le circuit est modifié une nouvelle fois en 1997, la courbe à Luffield est rendu plus ronde et plus rapide.

1997 : Jacques Villeneuve (Williams)
1998 : Michael Schumacher (Ferrari)

Alors qu'il a reçu une pénalité, Schumacher ne rentre la purger aux stands qu'au dernier tour, et gagne la course !
1999 : David Coulthard (McLaren)

Suite à un problème avec ses freins, Schumacher tire tout droit à Stowe et se casse la jambe.
2000 : David Coulthard (McLaren)
2001 : Mika Hakkinen (McLaren)
2002 : Michael Schumacher (Ferrari)
2003 : Rubens Barrichello (Ferrari)

Un fou en kilt viendra chambouler la course, mais cela n'empêchera pas Barrichello de s'imposer.
2004 : Michael Schumacher (Ferrari)
2005 : Juan-Pablo Montoya (McLaren)
2006 : Fernando Alonso (Renault)
2007 : Kimi Räikkönen (Ferrari)
2008 : Lewis Hamilton (McLaren)

Sous des conditions de piste changeantes, Barrichello va faire une remontée du tonnerre et finir 3ème malgré une bien mauvaise qualification et une voiture qui se morfond en fond de grille habituellement.
Après la reprise in extremis du contrat liant la FOM et Donington, Silverstone reste hôte du Grand Prix de Grande-Bretagne, et en profite pour se moderniser. En attendant de nouveaux stands, une nouvelle section est ajoutée entre Abbey et Lufield, faisant du circuit le troisième plus long du calendrier derrière Spa-francorchamps et Bahreïn, tout en étant légèrement plus rapide.

2009 : Sebastian Vettel (Red Bull)
En 2011, les nouveaux stands et la nouvelle ligne de départ sont livrés, Silverstone fait enfin peau neuve.

2010 : Mark Webber (Red Bull)
Une vidéo du circuit :
Le tour du circuit en caméra embarquée avec Felipe Masse l'an dernier.
Voici l'analyse technique du circuit made by Renault Sport :
Un tour de Silverstone côté moteur
Depuis sa première configuration comme aérodrome lors de la Seconde Guerre mondiale, Silverstone a été historiquement un « circuit faisant parler la poudre ». Le circuit a subi depuis de nombreuses modifications, mais a conservé son caractère très rapide. C’est effectivement à Silverstone qu’en 1985 le tour de qualification le plus rapide jamais enregistré fut réalisé par Keke Rosberg avec une vitesse moyenne de plus de 250 km/h sur un tour, record qui a tenu pendant 16 ans. L’année dernière il y a eu de nouvelles modifications de la piste avec l’ajout d’un nouvel enchaînement entre les virages de l’abbaye et de Luffield, mais la piste reste l’une des plus rapides de la saison, avec environ 65% du tour passé à pleine charge avec une vitesse moyenne élevée.
Secteur un
La ligne de départ-arrivée a été déplacée cette année sur la ligne droite internationale des stands qui commence après Club Corner, parachevant cette réalisation récente de nouveaux stands et d’un nouveau paddock, avec son toit impressionnant. Le premier virage est maintenant le super rapide Abbaye, un droite brutal où on entre à 265 km/h. La première zone de gros freinage arrive au virage 3, appelé Village, qui se prend en seconde à 95 km/h. C’est le début d’un lent enchaînement où la souplesse du moteur est primordiale. Après avoir enroulé le 5, les voitures s’engouffrent dans la ligne droite de Wellington. La vitesse maximale atteinte en bout de ligne sera d’environ 300 km/h.
Secteur deux
Le secteur deux commence avant la courbe de Brooklands, début d’une autre section à basse vitesse qui voit les voitures passer de 300 km/h à 140 km/h, en troisième, puis rétrograder à nouveau pour le virage Luffield, une courbe en cuillère qui se prend en seconde à environ 100 km/h. Après cela, c’est de nouveau à fond dans l’ancienne ligne droite des stands, en passant les sept rapports jusqu’atteindre 302 km/h avant de repasser la sixième pour le virage de Copse. Malgré le profil serré de cette courbe celle-ci se prend tout de même à 260 km/h, infligeant des G latéraux très importants. Après un court sprint vient l’impressionnant enchaînement de Maggotts-Beckett-Chapel, une sinusoïde très rapide composée de quatre virages qui nécessitent de rapides changements de direction et une réactivité maximale du moteur. Les vitesses moyennes au sein de ce secteur sont d’environ 250 km/h et ne seront nulle part inférieures à 190 km/h.
Secteur trois
Après cet enchaînement les voitures avalent la ligne droite du Hangar, plus longue ligne droite du circuit avec ses 875 m. Les vitesses de pointe atteindront ici 310 km/h avant la zone de freinage précédant Stowe, premier virage de ce secteur, un droite pris sur le quatrième rapport. Vient ensuite la ligne droite de Vale puis une rapide chicane à gauche et la courbe radiale de Club, prise en deuxième.
Point de vue de Rémi Taffin, directeur des activités piste de Renault Sport F1 :
Silverstone est toujours un grand événement pour Renault Sport F1 puisque nos partenaires actuels sont basés au Royaume-Uni. Techniquement, il n’y a pas d’effort particulier pour cette course, mais le fait qu’il y ait tant de monde invité par nos écuries partenaires signifie que nous voulons tous réaliser un bon spectacle et obtenir un bon résultat « à la maison ».
Même avec les changements de l’année dernière, Silverstone reste une piste exigeant de la puissance, avec 66% du tour passé à pleine charge en qualifications et 61% en course. Avec ses quatre lignes droites sur un tour, la vitesse moyenne y est également élevée - environ 215 km/h - de sorte qu’il se trouve dans les limites supérieures du calendrier en termes de contraintes moteur. Dans le même temps, le moteur doit être réactif en sortie de virages lents comme Luffield et Loop car ils mènent tous vers les longues lignes droites.
Un autre défi du week-end sera l’introduction d’une nouvelle directive technique imposée par la FIA chargée de limiter l’effet de souffle des dispositifs d’évacuation des gaz d’échappements hors périodes d’accélération. Cela nécessite évidemment beaucoup de travail de la part de l’équipe à Viry avant la course et tout au long du week-end, selon les résultats des essais du vendredi. En termes de résultats, nous pouvons constater que cela affecte l’équilibre des voitures car elles ont été développées autour de différents concepts de planchers élaborés en fonction du débit des gaz d’échappement. Il est possible que le bruit aussi soit différent. Avant Valence cela sonnait comme si les voitures utilisaient le contrôle de traction, car il y avait beaucoup de bruits de blocage, mais dorénavant le son des moteurs sera plus doux.
Ce sera aussi notre deuxième événement obéissant à l’interdiction de modifier les cartes moteur entre les qualifications et la course. Nos cartographies ont toujours été très similaires de toutes façons lors de ces deux périodes du week-end, mais si les prévisions météo annonçaient un changement entre ces dernières, nous devrions réfléchir très attentivement aux cartographies à utiliser. Historiquement, le temps peut beaucoup changer au cours d’un week-end à Silverstone, donc globalement cela s’annonce comme un week-end attrayant.
Le diffuseur soufflé : explication
Un diffuseur soufflé est l’endroit où les gaz d’échappement sont dirigés depuis la sortie d’échappement vers le diffuseur à l’arrière de la voiture. L’utilisation du gaz permet de générer plus d’appuis et donc contribue à augmenter la stabilité au freinage et en sortie de virages. Le problème est que lorsque le pilote relâche l’accélérateur il n’y a pas de gaz d’échappement. Un diffuseur chaud soufflé est utilisé pour maintenir un flux constant de gaz à travers le diffuseur pour maintenir les niveaux d’appuis. Quand un pilote lâche la pédale d’accélérateur avec un diffuseur chaud soufflé, les papillons des gaz sont maintenus ouverts, le carburant continue à être injecté et est enflammé par le biais d’une cartographie minutieuse, créant ainsi des flux de gaz.
L'explication ne semble pas terminée pour autant, car des détails techniques rendent très illisible cette restriction des diffuseurs soufflés...
Voyons à présent les problèmes pour régler la voiture en général, avec LRGP :
« Silverstone est un des grands classiques de la F1. Comparé aux derniers Grands Prix, le circuit offre une large variété de courbes difficiles, qui passent de diablement rapide à plutôt lent et technique. Une différence aussi marquée entre le rapide et le lent demande énormément au pilote comme à ses ingénieurs pour extraire le maximum de la voiture. » explique le Directeur Technique de Lotus Renault GP, James Allison.
Moteur
Le tracé de Silverstone est assez dur avec les moteurs en raison de régimes élevés en moyenne sur un tour. Cela a un impact sur la consommation mais le V8 Renault est très bon dans ce domaine.
Freins
En contraste complet avec le Canada ou Valence, où nous avions du mal à refroidir les freins, ici la difficulté est de les garder en température. Silverstone ne pose aucun problème pour les freins étant donné qu’ils sont relativement peu utilisés en raison du grand nombre de courbes rapides. Quand vous en avez besoin, ils peuvent d’ailleurs être un peu froids, aussi faut-il s’assurer qu’ils restent suffisamment chauds pour fonctionner correctement.
Suspension
Nous devons essayer une nouvelle géométrie de suspension avant, ce que nous ferons lors des essais du vendredi sur une voiture. Il y a peu d’endroits où on monte sur les vibreurs ni d’autre chose spécifique reliée à un aspect particulier de la suspension, puisque c’est un circuit plus typé aéro. Il faut une voiture stable pour les courbes à haute vitesse comme Copse, Maggots, Becketts et Chapel, ce qui s’obtient grâce à un bon équilibre aérodynamique et des bons réglages de suspension.
Aileron arrière
Après trois courses en ville, Silverstone marque le retour à un niveau d’appui légèrement moindre et à l’efficacité aérodynamique surtout. Notre nouvel aileron arrière et son DRS ont bien fonctionné à Valence et nous espérons qu’il en soit de même à Silverstone.
Pneus
Silverstone est dur pour les pneus à cause des courbes à haute vitesse et il n’est guère différent de Barcelone sur ce point. Le revêtement a été un peu refait à Copse, le secteur à plus haute vitesse du circuit, ce qui pourra avoir une influence sur la tenue des pneus. Pirelli a décidé d’apporter les gommes tendres et les dures.
Aileron avant
Vous pouvez avoir un plus d’aileron avant qu’ailleurs pour équilibrer la voiture dans les courbes rapides. Cela aide aussi à réduire le sous-virage dans Brooklands et Luffield, ce qui est crucial pour garder une bonne vitesse d’entrée dans la ligne droite qui suit et ensuite sur Copse et Becketts.
Source Lotus Renault GP
Les horaires :
Vendredi 8 :
Essais Libres 1 : 10h-11h30 (Eurosport)
Essais Libres 2 : 13h00-14h30 (Eurosport)
Samedi 9 :
Essais Libres 3 : 11h-12h (Eurosport)
Essais Qualificatifs : 14h-15h (Eurosport)
Dimanche 10 :
F1 à la une : 13h25-13h55 (TF1)
Course : 13h55-15h30 (TF1)
-

Han - Champion de F1

- Messages sur les Forums F1: 926
- Parle de Formule 1 depuis le:
Sam Sep 15, 2007 11:03
Re: Grand Prix de Grande-Bretagne 2011 [8-10 juillet 2011]
très belle présentation Han!
je vais faire mon "c'était mieux avant", mais tout ce que j'ai à dire, c'est que la nouvelle portion de 2010 est atroce, et que le déplacement de la ligne de départ cette année fait que:
- comme l'a dit Hamilton, avant au départ il y avait copse puis une petite ligne droite, ce qui permettait de mettre de l'ordre dans le peloton, alors que maintenant avec 2 virages rapides qui débouchent sur une épingle, ça va être la pagaille.
- la nouvelle entrée des stands courcircuite le tracé, ce qui peux être bénéfique pour le spectacle, mais que je trouve nul dans le principe.
je vais faire mon "c'était mieux avant", mais tout ce que j'ai à dire, c'est que la nouvelle portion de 2010 est atroce, et que le déplacement de la ligne de départ cette année fait que:
- comme l'a dit Hamilton, avant au départ il y avait copse puis une petite ligne droite, ce qui permettait de mettre de l'ordre dans le peloton, alors que maintenant avec 2 virages rapides qui débouchent sur une épingle, ça va être la pagaille.
- la nouvelle entrée des stands courcircuite le tracé, ce qui peux être bénéfique pour le spectacle, mais que je trouve nul dans le principe.
- Lumin0u
- Pilote F1

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Mar Aoû 21, 2007 13:44 - à: Paris
Re: Grand Prix de Grande-Bretagne 2011 [8-10 juillet 2011]
Décidément ce forum est mort.
c'est dommage.
c'est dommage.
Si tu dis que le lion est un âne, va lui mettre un licou.
-

Cuba - Pilote d'essai

- Messages sur les Forums F1: 130
- Parle de Formule 1 depuis le:
Dim Mar 23, 2008 16:52
Re: Grand Prix de Grande-Bretagne 2011 [8-10 juillet 2011]
Fait donc plutôt un commentaire sur le GP ça pourrait en entrainer d'autres
GP bien plus intéressant que celui de Valence avec ,cerise sur le gâteau , la belle victoire de Fernando (enfin). Il faut parfois savoir profiter des erreurs des autres c'est ce qu'a su faire Alonso. ON peut même se demander s'il l'espagnol n'aurait pas pu gagner à la régulière tant il paraissait au dessus du lot (une fois les slicks chaussés).
Hamilton limite la casse , comme d'hab ce garçon ne lâche rien et je le préfère dans ce registre que lors de ses derniers GP.
Pauvre Button qui se voit obliger d'abandonner pour un écrou égaré. Bravo à Perez pour une belle 7è place.
J'allais oublier Schumi capable du meilleur comme du pire , heureusement il sauve les meubles avec la 9è place.

GP bien plus intéressant que celui de Valence avec ,cerise sur le gâteau , la belle victoire de Fernando (enfin). Il faut parfois savoir profiter des erreurs des autres c'est ce qu'a su faire Alonso. ON peut même se demander s'il l'espagnol n'aurait pas pu gagner à la régulière tant il paraissait au dessus du lot (une fois les slicks chaussés).
Hamilton limite la casse , comme d'hab ce garçon ne lâche rien et je le préfère dans ce registre que lors de ses derniers GP.
Pauvre Button qui se voit obliger d'abandonner pour un écrou égaré. Bravo à Perez pour une belle 7è place.
J'allais oublier Schumi capable du meilleur comme du pire , heureusement il sauve les meubles avec la 9è place.
- steph f1
- Champion de F1

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- Parle de Formule 1 depuis le:
Lun Juil 21, 2008 12:02 - à: Là où il faut.....
Re: Grand Prix de Grande-Bretagne 2011 [8-10 juillet 2011]
Cuba a écrit:Décidément ce forum est mort.
c'est dommage.
et oui et c'est comme ça partout depuis que les tronchedebouc et les touitteur sont la c'est comme ça je trouve ça dommage aussi
Mieux vaut freiner tard que jamais !:)
-

Baronrouge - Champion de F1

- Messages sur les Forums F1: 548
- Parle de Formule 1 depuis le:
Mar Jan 04, 2005 13:43
Re: Grand Prix de Grande-Bretagne 2011 [8-10 juillet 2011]
pas très spectaculaire le grand prix... et toujours vettel qui marque des points, je l'aime bien mais j'aimerai un ou deux abandon... pour le spectacle
le plus grand pilote de tout les temps!!!!
SCHUMI
SCHUMI
-

princeschumi - Pilote GP2

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Sam Avr 14, 2007 18:25
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