Grands exploits en F1

La F1 d'avant vous fait toujours vibrer? Les Fangio, Senna, Prost, Mansell vous manquent? C'est ici et nulle part ailleurs pour revivre les années F1 du siècle dernier.

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Grands exploits en F1

Messagede AxelBorg » Jeu Jan 29, 2009 12:24

Voici des jours où la grâce a accompagné des pilotes virtuoses, maîtres de leur art, de leur machine, de leurs rivaux, en clair, au-dessus du lot et "condamnés" à la victoire, avec la manière... Voici des jours que l’on oubliera pas de sitôt ... Des jours où la F1 nous irradie de bonheur !
Voici la liste des plus grands exploits de l’Histoire de la F1. Evidemment on y retrouve les plus grands pilotes ...





Grand Prix d’Argentine 1956 (Buenos Aires) : La canicule s’est abattue sur le circuit argentin. Fangio, habitué aux températures depuis les temporadas qu’il disputait avant la F1, est le seul à conserver ses moyens et à finir la course, alors que tous els concurrents, Moss compris, tombent comme des mouches.





Grand Prix d’Allemagne 1957 (Nürburgring) : Juan Manuel Fangio, retardé au stand par un incident mécanique, compte presque une minute de retard sur les Ferrari de Hawthorn et Collins. Poussant sa Maserati à des limites insoupçonnées sur le circuit allemand, l’Argentin enchaîne les records du tour, battant même sa pole position réalisée la veille. Et l’impensable se produit, Fangio dévore les deux Ferrari qu’on pensait irrattrapables ... Collins puis Hawthorn s’inclinent face au maestro argentin ... qui plus tard aura la chair de poule en repensant à cette course. Puisant au plus profond de ses ressources mentales, prenant des risques considérables, Fangio s’adjuge son cinquième titre mondial, et sa vingt-quatrième victoire, la dernière et la plus belle de sa carrière.





Grand Prix de Belgique 1963 (Spa Francorchamps) : Clark fait un festival sous la pluie. Epoustouflant de bout en bout, le génial Ecossais relègue tous ses adversaires à un tour sur le circuit de Spa ... tour qui faisait alors 14 kilomètres de longueur ! Pas étonnant, Clark gagnera 7 des 10 courses en 1963 à bord de sa Lotus Climax, preuve d’une osmose parfaite avec Colin Chapman, génial concepteur de ces monoplaces. Jim Clark qui fut sans doute le plus grand pilote de tous les temps, avec Fangio, Senna, Nuvolari et Schumacher.





Grand Prix de Monaco 1965 (Monaco) : Jim Clark est absent, puisqu’il coure les 500 Miles d’Indianapolis. Graham Hill, double vainqueur sortant à Monaco, va rentrer dans la légende sur BRM. Perdant trente secondes après une erreur, Hill remonte toute le peloton et s’impose en Principauté pour la troisième année consécutive, déclarant après la course : Aujourd’hui, je me sentais de taille à battre n’importe qui, même Jim Clark !





Grand Prix de France 1968 (Rouen) : première victoire d’un jeune Belge de 22 ans sur Ferrari. Nouveau roi de la pluie, Ickx fait danser sa Ferrari sur le circuit normand. Malgré cet exploit retentissant, Ickx ne sera jamais champion du monde. Pas plus que Peterson ou Gilles Villeneuve autres virtuoses ... Mais Ickx se vengera au Mans avec six victoires aux 24 Heures.





Grand Prix d’Allemagne 1968 (Nürburgring) : Stewart écrase la course sous la pluie. Naviguant avec brio entre les sapins de l’Eifel, l’Ecossais creuse un écart colossal avec ses poursuivants, plus de quatre minutes sur son dauphin du jour, un certain Jacky Ickx pourtant spécialiste de la pluie.





Grand Prix d’Espagne 1981 (Jarama) : Villeneuve, dont la Ferrari est plus lente que la concurrence dans les virages, contient une meute de furieux grâce à la puissance de son turbos en ligne droite, bloquant astucieusement le passage dans les virages du circuit madrilène. Laffite, Watson, Reutemann et Elio de Angelis finissent en une seconde derrière lui, pour la dernière victoire de Gilles Villeneuve en Formule 1, digne de son talent unique de funambule.





Grand Prix d’Afrique du Sud 1982 (Kyalami) : Prost profite d’une crevaison pour ravitailler puis remonte tout le peloton, son équipier Arnoux y compris. Gordon Murray, le génial ingénieur de Brabham trouvera dans cet incident l’idée de créer les ravitaillements





Grand Prix d’Autriche 1984 (Zeltweg) : Lauda mène devant Piquet mais perd l’usage d’une de ses vitesses. L’expérimenté autrichien va alors bluffer à bord de sa McLaren. Connaissant le Carioca, il va lui faire croire que sa baisse de rythme est celle d’un pilote qui assure en fin de course, alors qu’il n’en est rien, Lauda cravache pour limiter les écarts ... Et Nelson bluffé ne saura la vérité que sur le podium !





Grand Prix du Portugal 1985 (Estoril) : Course limpide de Senna sous la pluie. Sa Lotus Renault noir et or domine la concurrence de la tête et des épaules, alors que Prost part en aquaplaning. Ayrton réédite sa prestation de Monaco en 1984 et gagne cette fois sa première victoire, en terre portugaise. Une étoile est née.





Grand Prix de Hongrie 1986 (Budapest) : Piquet et Senna se livrent un duel homérique pour l’inauguration du circuit magyar, premier Grand Prix au-delà du rideau de Fer. Les deux Brésiliens battent record du tour sur record du tour, Piquet dépassant Senna dans des manœuvres dignes des plus téméraires pilotes de rallye scandinaves, abusant du contre-braquage. Piquet (Williams) bat finalement Senna (Lotus) mais ce dernier sort également grandi d’une course sublime.





Grand Prix d’Australie 1986 (Adelaïde) : Alors que la McLaren de Rosberg part en lièvre pour piéger les Williams, Prost crève en début de course et change de pneus. On pense chez Good Year qu’il s’agit d’un incident isolé. Profitant de ses pneus neufs, Prost revient à bride abattue sur Mansell et Piquet, ses deux rivaux pour le titre. Le leader du championnat Mansell subit pourtant une crevaison en fin de course, à 300 km/h en ligne droite, laissant Prost et Piquet face à face. Par sécurité, Williams rappelle Piquet au stand, ce qui laisse Prost en tête. Ce dernier n’en a pas fini avec l’angoisse car la jauge affiche zéro. Mais l’ordinateur se trompe... Prost en bon cartésien joue son va-tout pour contenir le retour de Piquet, et gagne son deuxième titre à l’issue d’un scénario digne d’Alfred Hitchcock.





Grand Prix de Monaco 1988 (Monaco) : Prost rate son départ et se fait bloquer par la Ferrari de Berger, alors que Senna file à l’avant de la course. Prost vient à bout de l’Autrichien après 54 tours, mais compte 50 secondes de retard sur son coéquipier brésilien. Le Français donne alors une leçon de tactique et de sang-froid à Senna. Battant le record du tour, Prost entraîne Senna dans un duel à distance inutile puisque ce dernier a course gagnée. Prost ne pourrait jamais combler un tel retard, un vrai gouffre, en si peu de tours. Et même si c’était le cas, il ne pourrait dépasser. Senna répond à Prost et bat de nouveau le record du tour. Mais Prost baisse ensuite le rythme, Senna en faisant de même. Déconcentré par Prost, le Brésilien fait quelques petites fautes et sort finalement au virage du Portier au 67e tour. Prost a réussi son coup et gagne pour la quatrième fois à Monaco.





Grand Prix de Grande-Bretagne 1988 (Silverstone) : Alors que Prost, englué dans le peloton, renonce assez vite à disputer cette course sous la pluie, refusant de prendre des risques pour marquer un ou deux points, Senna n’hésite pas à pousser sa McLaren Honda à fond, dépassant rapidement la Ferrari de Berger qui l’avait privé de la pole position. Et Ayrton achève son festival par la victoire, sa quatrième de la saison, la dixième de sa carrière. Senna qui justifie à nouveau son statut de roi de pluie, tels Clark et Ickx en leur temps.





Grand Prix du Japon 1988 (Suzuka) : Calant au départ, le poleman Senna se retrouve quatorzième mais peut repartir. Tour par tour il refait son retard et rejoint finalement Prost après vingt-huit tours. Profitant de l’aspiration créée par Prost et deux retardataires le précédant, le Brésilien dépasse son rival français et s’envole vers un premier titre mondial à l’issue d’une remontée improbable et exceptionnelle. De plus, Ayrton s’offre sa huitième victoire de la saison, battant le vieux record de Jim Clark (7 victoires en 1963).





Grand Prix des Etats-Unis 1990 (Phoenix) : Perturbé par l’affaire de la superlicence l’ayant opposé tout l’hiver à Jean-Marie Balestre, Senna a été rétabli de justesse sur la liste des pilotes. Ayant pensé à arrêter sa carrière, Magic est cependant au rendez-vous à Phoenix. Seulement cinquième des qualifications sur une McLaren Honda qu’il découvre, Senna profite de l’abandon de son nouveau coéquipier Berger pour se rapprocher de la tête de course. Alesi sur Tyrrell défend son bien avec panache mais Senna le dépasse après un très beau duel. Cette victoire à Phoenix est celle de la revanche pour Ayrton, qui peut dès lors espérer décrocher un deuxième titre mondial.





Grand Prix du Mexique 1990 (Mexico) : Seulement treizième des essais sur l’autodrome mexicain, Prost est persuadé d’avoir réglé sa Ferrari à la perfection pour la course du dimanche. Après quelques tours de rodage, le Professeur va donner la leçon à tout le peloton et signer le plus beau succès de sa carrière. Tout le monde y passe, de Piquet à Berger, en passant par Mansell, Boutsen ou Patrese et bien entendu Senna en tête dont les pneus à l’agonie le conduisent à l’abandon. Derrière l’implacable Prost, Mansell et Berger se livrent un terrible duel dont la Ferrari de l’Anglais sort vainqueur.





Grand Prix du Brésil 1991 (Interlagos) : la McLaren Honda de Senna domine la course face aux Williams de Mansell et Patrese. Alors que Mansell abandonne et que la pluie inonde Interlagos, Senna perd une à une ses vitesses. Patrese fond sur lui et Ayrton doit en plus ... Alors que le public brésilien scande A chuva ! A chuva ! pour inciter la direction de course à arrêter celle-ci en raison de la pluie, le héros local gagne son premier Grand Prix du Brésil au courage. Mais le double champion du monde reste dans son cockpit contorsionné, le bras endolori. Montant péniblement sur le podium avec Patrese et Berger, le roi Ayrton soulève tout de même le drapeau national devant la foule de Sao Paulo venue l’acclamer.





Grand Prix d’Espagne 1991 (Barcelone) : Nigel Mansell inaugure le circuit catalan après un dépassement vertigineux sur Senna, son rival au championnat. La Williams et la McLaren, roue contre roue pendant toute la ligne droite, ne cèdent pas un pouce. Mais Mansell force le passage et s’impose dans cette course, et garde une chance de titre face à Senna.





Grand Prix de Grande-Bretagne 1992 (Silverstone) : Au volant de la Williams Renault, Nigel Mansell est seul sur sa planète à Silverstone. Les chiffres de la course donnent le tournis. Deux secondes d’avance sur Patrese en qualfiication. Presque quarante à la fin de la course, toujours sur Patrese. Un record du tour pulvérise de plus de quatre secondes par rapport à 1991, presque deux secondes plus rapide que Michael Schumacher en course. Et un public de Silverstone qui en perd son flegme, descendant sur la piste comme des tifosi à Monza ! Du coup, Mansell doit se réfugier dans une ambulance pour échapper à cette hystérie collective.





Grand Prix d’Europe 1993 (Donington) : Ayrton Senna, qui a misé sur la pluie avec McLaren Ford, n’est que cinquième après le départ. Dépassant dans le premier tour Michael Schumacher puis la Sauber de Wendlinger, le Brésilien n’en reste pas là et avale également Damon Hill, puis Prost pour boucler le premier tour en tête. Premier tour d’un festival Senna sous une pluie apocalyptique. Le Brésilien écrase la course et seul Damon Hill échappe à la punition de se faire prendre un tour par le Rainmaster Senna. Tandis que Prost multiplie les ravitaillements, victime des errements de Williams et de la météo. En conférence de presse, Senna assène à Prost le coup de grâce. Alors que le Français énumère les problèmes dont il a été victime sur sa Williams, Magic s’en délecte et lui lance Tu préférerais qu’on échange ma McLaren et ta Williams ? Cette victoire est à Donington reste la plus belle de la magnifique carrière de Senna, après une maîtrise exceptionnelle du pilotage sous la pluie.





Grand Prix du Japon 1994 (Suzuka) : Damon Hill réalise la course sa vie et un sacré exploit en battant Schumacher sous la pluie. Hill repousse ainsi l’échéance pour le titre et revient à seulement un point de l’Allemand au championnat.





Grand Prix de Belgique 1995 (Spa Francorchamps) : Schumacher, qui a raté ses qualifications ne part que seizième sur la grille. Pourtant il profite des abandons devant lui et avale les concurrents tel Pantagruel. Se retrouvant en duel face à son rival Damon Hill, alors que la pluie s’abat sur le Géant des Ardennes, Schumacher bloque Hill en pneus slicks dans les virages et s’envole dans les lignes droites. A la limite de la sportivité, l’Allemand montre cependant qu’il n’a pas d’égal dans des conditions précaires d’adhérence. Et que Spa est son jardin, sa chasse gardée ...





Grand Prix d’Europe 1995 (Nürburgring) : Alors que le Nürburgring alterne entre pluie et temps sec, Schumacher et les Williams sont piégés par un Jean Alesi des grands jours, sur sa Ferrari. Damon Hill sort de la piste et dit quasiment adieu au titre mondial, alors que Michael Schumacher fait la joie des spectateurs allemands venus dans l’Eifel pour l’encourager. Il fond sur Alesi dans les derniers tours et le dépasse sans coup férir dans la dernière chicane du circuit. La maestria de l’Allemand lui offre sa septième victoire de la saison avec Benetton Renault, tout près d’un deuxième sacre mondial.





Grand Prix d’Espagne 1996 (Barcelone) : Alors que les vannes célestes se sont abattues sur le circuit catalan, gorgé d’eau, Schumacher n’est que septième au premier tour. Il remonte un à un ses concurrents, dont Berger puis Alesi, avant de dépasser le leader Jacques Villeneuve au douzième tour. Schumacher comptera près d’une minute d’avance sur Alesi avant de réduire son rythme pour ménager le V10 Ferrari. Ferrari chez qui offre Schumacher sa première victoire depuis son arrivée.





Grand Prix du Portugal 1996 (Estoril) : Jacques Villeneuve a treize points de retard et doit gagner pour ne pas laisser le titre à son coéquipier chez Williams Renault, Damon Hill. Stupéfiant ses propres mécaniciens, le Canadien fait l’extérieur à Michael Schumacher dans un virage réputé impossible pour les dépassements ... et maintient le suspense au championnat !





Grand Prix de Monaco 1997 (Monaco) : Le circuit de la Principauté est transformé en patinoire, car la pluie a considérablement réduit l’adhérence. Schumacher s’envole alors que les Williams et les McLaren, victimes de mauvais choix de pneumatiques, ne terminent pas. Barrichello sur Stewart finit deuxième à presque une minute de Schumacher, vainqueur triomphant sur le Rocher, et met fin à seize ans d’attente pour Ferrari (dernière victoire avec Gilles Villeneuve en 1981). Un Schumacher fabuleux d’adresse entre les rails ... et qui montre qu’il est toujours le meilleur sur la pluie, le Regenmeister.





Grand Prix de Hongrie 1998 (Budapest) : Devancé par les McLaren Mercedes sur la grille, acculé au championnat (seize points de retard sur Häkkinen), Michael Schumacher doit accomplir avec sa Ferrari. Toujours troisième après le départ, l’Allemand sait qu’il ne pourra pas dépasser sur le tourniquet magyar, enfer de virages... Ross Brawn élabore alors un schéma tactique qui ressemble à du trapèze sans filet ... passer de 2 à 3 arrêts en pleine course, du jamais vu à l’époque ... Schumacher s’exécute et enchaîne les tours à une cadence diabolique digne de tours de qualification. Le miracle se produit ... Häkkinen et Coulthard sont bientôt dépassés par le Baron Rouge.





Grand Prix de Belgique 2000 (Spa Francorchamps) : Mika Häkkinen, qui a pris la tête du championnat en Hongrie, profite du dépassement d’un attardé (la BAR de Ricardo Zonta) pour court-circuiter Michael Schumacher sur le toboggan ardennais ... Ce fait d’armes sublime donne des ailes au Finlandais ... qui semble sur son nuage après la course. Il murmure dans les oreilles de l’Allemand quelques mots ... peut être sur le fameux incident de Macao en 1990, entre ceux qui n’étaient encore que deux grands espoirs du sport automobile, en F3. Un règlement de comptes vieux de dix ans, que vient de solder magistralement le pilote scandinave.





Grand Prix de Saint-Marin 2003 (Imola) : affecté par le décès de sa mère le samedi, critiqué par la presse italienne après un début de saison chaotique (seulement 8 points en 3 courses), attendu au tournant par des tifosi anxieux, Michael Schumacher arbore un crêpe noir le dimanche et prouve sa force mentale de champion en imposant la F2002 devant la McLaren de Kimi Raikkonen. Schumi renaît à Imola et se relance dans la course à son sixième titre mondial.





Grand Prix de Saint-Marin 2005 (Imola) : Bénéficiant de l’abandon précoce de Kimi Raikkonen (McLaren), Fernando Alonso a les coudées franches en tête de la course. Michael Schumacher, dont les Bridgestone s’adaptent parfaitement à la température de la piste, revient comme un boulet de canon et dépasse un à un ses adversaires, dont Jenson Button (BAR). Alonso, dont le rythme est de deux secondes inférieur à celui du champion du monde, voit la Ferrari dans ses rétroviseurs. Alonso et Schumi se livrent alors un combat de gladiateurs, sans merci, pendant treize tours interminables. La défense du juvénile Espagnol, 23 ans, sur sa Renault, est impressionnante face à l’ogre allemand, qui ne passera jamais avec sa Ferrari rugissante. Alonso s’offre une troisième victoire consécutive, mais celle là marque les esprits comme jamais face à Schumacher. C’est la passation de pouvoir entre les deux pilotes. Plus jamais en 2005 Schumi ne menacera Alonso, qui contrôlera parfaitement Raikkonen et Montoya pour devenir le plus jeune champion du monde de l’Histoire, à 24 ans.

Grand Prix du Japon 2005 (Suzuka) : Parti 17e après des qualifications perturbées par la pluie, Raikkonen parvient à dépasser Alonso et Michael Schumacher pourtant partis devant lui. Le dauphin d’Alonso au championnat fait un festival offensif avec sa McLaren Mercedes, et fond comme neige au soleil sur Giancarlo Fisichella. A l’entame du dernier tour, alors que la Renault de l’Italien semble sûre de la victoire, la flèche d’argent lance une attaque implacable au premier virage. Quant à Alonso, il finit troisième, non sans avoir gratifié le public d’un dépassement magistral sur Schumacher dans le 130R.

Grand Prix du Japon 2007 (Mont Fuji) : Comme en 1976 lors du duel Lauda - Hunt, le circuit du Mont Fuji est noyé par le déluge. Parti en pole position, le rookie Hamilton sur McLaren devance son équipier et ennemi intime Fernando Alonso. On pense que Alonso, excellent sous la pluie, va s’abattre sur sa proie ... Erreur ! L’Asturien craque en premier, laissant Hamilton, éblouissant de sang-froid, gagner sa première course sous la pluie, sa quatrième de la saison. Lancé vers le titre comme une fusée, Lewis avait découvert sa vocation un dimanche de Pâques en 1993, devant la télévision, émerveillé devant la maestria de Senna à Donington. Quinze ans plus tard, le gamin est en passe de réaliser un exploit inédit, coiffer le titre pour une première saison dans l’élite ... Mais Raikkonen le devancera au final ...

(cf mon article sur sportvox le 29/7/2008)
Pour savoir où se trouve la limite, il suffit de la dépasser (Gilles Villeneuve)
AxelBorg
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Jeu Aoû 21, 2008 12:25
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