Legend Boucles de Spa.
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Legend Boucles de Spa.
Samedi, 9 h 30 départ de Bruxelles, direction Francorchamps. Je logerai cette (fin de) nuit chez mon « fils spirituel ». (Mon plus fervent supporter, qu'un commissaire à pris pour mon fils)
Arrivée dans le brouillard et la neige vers 11 h. Suis dans les temps, j'ai rendez-vous à 12h sur la spéciale.
Le temps de préparer un sandwiche (et le manger), on part vers Spa.
Là, gros bouchon. On se serait crû sur le périph un jour de départ en vacances.
En plus, je ne sais pas par où je dois aller. Des agents de sécurité me renseignent (mal).
Je suis leurs instructions et je me trompe (C'est à dire qu'au deuxième feu rouge, il n'y a pas de route à droite). Je continue, on verra bien. Finalement, je suis bien en dehors de Spa et juste avant un pont de chemin de fer, je vois la fin de la spéciale avec mes copains qui sont là. On est juste à l'heure.
Après les bisous d'arrivée (et oui, même entre homme, c'est le milieu qui est comme ça), on commence par « monter » le TRC. (Time Racing Control, le lieu où se fait l'arrivée).
Il faut mettre des « rubalises » (bandes rouge et blanche) pour canaliser le public, installer le groupe électrogène, l'éclairage, le percolateur (TRES important çà), ouvrir les barrières qui interdisent l'accès au chemin de terre dans les bois, etc . . .
Vers 14 h, le travail est terminé. On prend une tasse de café. Leur perco n'est pas fameux et le café refroidis directement.
14 h 30, pas de bol, ce n'est pas là que je travaillerai, mais à un CP (contrôle de pointage) qui est ailleurs sur la spéciale.
On ne sait pas où nous devons aller. Une voiture de la direction de course arrive et nous y emmène.
Nous somme en plein bois, au milieu des « matitis ». Il n'y a strictement rien. Juste un carrefour avec un chemin de terre. C'est de là que viendront les voitures tantôt.
Nous partons en repérage, c'est de la caillasse et du verglas. On plaint les pilotes, ils ne peuvent pas avoir de pneus à clous.
Retour à notre carrefour, il est temps de « monter » notre CP.
Nous plaçons les « rubalises » aux endroit indiqué (on a un plan du croisement avec les endroits à interdire au public).
Nous sommes 6 (le gamin y compris), nous nous partageons le travail pour la course.
Un « torero » qui sera chargé de mettre le cachet sur la feuille de pointage des voitures, un second pour l'aider pour les conduites à droite.
Deux se chargerons de « canaliser » le public, le gamin sera au sifflet. (Pour prévenir lors de l'arrivée des voitures).
Moi, je suis chargé de prendre note des numéros des voitures et leur ordre de passage à notre CP.
16 h 00, nous téléphonons à la direction de course pour signaler que nous sommes opérationnels.
Un camion de la ville de Spa vient vers 16 h 30 fermer les routes au publique avec des barrières Nadar.
Tout est prêt, il ne manque que les voitures.
Vers 17 h des voitures arrivent venant de Spa. Elles s'arrêtent tout en glissade. Ce sont les premiers spectateurs. Ils sont fous. On décide de placer nos voitures en sécurité derrière les barrières.
Finalement, la voiture de direction de course fait son passage en spéciale vers 17 h 45. Tout est ok chez nous.
Vers 18 h 10, la voiture n° 0 arrive. (Elle est chargé d'ouvrir le tracé elle a un gyrophare et une sirène).
Les gens s'impatientent et nos rubalises ne servent à rien. Elle casseront plusieurs fois.
Je me suis installé sur un poubelle en bord de route. Idéalement placé pour faire mon travail.
A un détail près : la neige fait sont apparition. Pas facile de noter sur une feuille couverte de neige . . . et sans parapluie.
Les voitures arrivent à tour de rôle. Je parlais d'un « torero », c'est vraiment ça. Il est obligé de se mettre sur la route pour signaler que les voitures doivent s'arrêter. Mais avec le verglas, c'est très difficile et elles glissent. Les fortes chaleurs qu'il a eu, je ne dis pas.
De mon côté, j'utilise mon corps pour protéger la feuille, mais rien n'y fait. En plus, le public s'est avancé et beaucoup se mettent devant moi. J'ai du mal à relever les numéros.
Heureusement, deux personnes se sont misent près de moi et m'aident. Ma feuille est détrempée, la neige s'est transformée en pluie et je grave plus que je n'écris sur le papier (un vrai buvard).
Finalement, les 68 rescapé (sur 80 voitures au départ) passent chez nous et enfin, nous pouvons nous restaurer.
Se restaurer, on nous a promis une choucroute. Mais il faut aller la chercher. Oui, mais la direction de course nous interdit de quitter le CP. Comment on fait ?
Je décide d'y aller moi-même avec le gamin, les autres resteront sur place et je prendrai leurs portions.
Me voilà parti sur la spéciale, c'est par là que nous sommes venus. Qu'est-ce que ça glisse depuis cette après - midi. Une vraie patinoire. Et eux passent là à fond. Et bien, je leur souhaite beaucoup de plaisir.
Arrivé à l'autre CP, la route est bloquée. Ben tient pour le public. On me demande ce que fais là. J'explique que comme eux, je dois aller chercher la choucroute. (C'est fou ce qu'on a l'air malin dans ces cas là). Ce sont des Luxembourgeois qui tiennent ce CP et évidemment pour se faire comprendre . . . gag !
Pour finir, quelqu'un qui connaît le coin m'explique par où aller.
Arrivé au TRC, je remonte le chemin à pied. (Sais pas faire demi - tour avec la voiture, il n'y a pas assez de place et ça glisse.
Ils sont bien au TRC, il ont même un fût où ils font du feu. Chez nous, c'est la Sibérie tellement il fait froid et humide.
Finalement, je mange ma choucroute et on remplit une casserole pour les collègues qui sont resté en haut.
Nous y retournons. Arrivé sur place, ils sont tout content de pouvoir manger un morceau. Seul manque un peu de vin chaud, mais bon, on ne peut pas tout avoir.
Pour la seconde boucle, nous décidons de mettre nos voitures en bord de route (à l'abris) et d'allumer les phares pour éclairer le torero.
Je décide de m'installer dans ma voiture pour faire mon job. Au chaud et aux premières loges, l'idéal.
Les voitures repassent vers 22 h 20. Mais assez espacées. J'en profite pour faire un sms à une amie.
Cette fois, avec la pluie qui est tombée sur le sol gelé, c'est vraiment difficile pour les voitures. Certains spectateurs tombent en partant sur la route, c'est tout dire.
Quelques embardées au CP m'obligent à sortir de mon abris pour aller pousser. Savent pas faire attention non ?
Les voitures se suivent sans gros pépins. Fin des passages vers 0 h 40. 54 voitures sont passées chez nous.
Après, on nous apprend que notre spéciale est annulée pour la troisième boucle.
Il y a eu des sorties ailleurs et une très grosse pas loin de chez nous. La voiture est détruite paraît - il. Un camion plateau passe chercher ce qui en reste.
De notre côté, on démonte. Lorsque tout est en ordre et la route prête à être ouverte à la circulation, on nous demande de rester en « Stand Bye » au cas où on courrai quand même. (Malin ça).
Finalement, on nous demande de tout remonter, la spéciale sera utilisée. Pffft, faut remettre les rubalises et tout le reste.
Départ des voitures vers 2 h 10.
Rebelote, passage sans problèmes, les spectateurs sont moins nombreux maintenant. Mais ceux qui sont là, sont saoul, enfin beaucoup en tout cas. 47 voitures passent.
Après un long moment, il n'y a plus rien qui passe. On appelle la direction de course pour replier boutique, mais on nous fait attendre. Il manque la voiture n° 30. Elle est partie dans la spéciale, mais on ne la retrouve plus.
Gag, une voiture arrive, elle s'&arrête avec son clignoteur droit allumé. Elle ne fait pas le Rallye. Ce sont deux petites vielles qui reviennent du restaurant et qui sont perdues.
On leur signale de vite sortir de la spéciale au cas où la fameuse n°30 arriverait.
Finalement, la "voiture damier" (qui ramasse mes feuilles) arrive et nous autorise à tout replier.
On ne l'avait pas attendue, seul restait les panneaux annonçant le CP. Trois minutes plus tard, tout est en ordre, la route ouverte et nous filons.
Dormir et être au chaud sont nos maîtres mots.
Retour à Francorchamps dans la purée de pois. Il y a un brouillard à couper au couteau. Heureusement, je connais la route.
Je suis content de me glisser au lit, il est 4 h 40 du mat'.
Les photos:
http://ericerac24.ifrance.com/Boucles%20Spa%202006/
Elles sont d'un copain.
Arrivée dans le brouillard et la neige vers 11 h. Suis dans les temps, j'ai rendez-vous à 12h sur la spéciale.
Le temps de préparer un sandwiche (et le manger), on part vers Spa.
Là, gros bouchon. On se serait crû sur le périph un jour de départ en vacances.
En plus, je ne sais pas par où je dois aller. Des agents de sécurité me renseignent (mal).
Je suis leurs instructions et je me trompe (C'est à dire qu'au deuxième feu rouge, il n'y a pas de route à droite). Je continue, on verra bien. Finalement, je suis bien en dehors de Spa et juste avant un pont de chemin de fer, je vois la fin de la spéciale avec mes copains qui sont là. On est juste à l'heure.
Après les bisous d'arrivée (et oui, même entre homme, c'est le milieu qui est comme ça), on commence par « monter » le TRC. (Time Racing Control, le lieu où se fait l'arrivée).
Il faut mettre des « rubalises » (bandes rouge et blanche) pour canaliser le public, installer le groupe électrogène, l'éclairage, le percolateur (TRES important çà), ouvrir les barrières qui interdisent l'accès au chemin de terre dans les bois, etc . . .
Vers 14 h, le travail est terminé. On prend une tasse de café. Leur perco n'est pas fameux et le café refroidis directement.
14 h 30, pas de bol, ce n'est pas là que je travaillerai, mais à un CP (contrôle de pointage) qui est ailleurs sur la spéciale.
On ne sait pas où nous devons aller. Une voiture de la direction de course arrive et nous y emmène.
Nous somme en plein bois, au milieu des « matitis ». Il n'y a strictement rien. Juste un carrefour avec un chemin de terre. C'est de là que viendront les voitures tantôt.
Nous partons en repérage, c'est de la caillasse et du verglas. On plaint les pilotes, ils ne peuvent pas avoir de pneus à clous.
Retour à notre carrefour, il est temps de « monter » notre CP.
Nous plaçons les « rubalises » aux endroit indiqué (on a un plan du croisement avec les endroits à interdire au public).
Nous sommes 6 (le gamin y compris), nous nous partageons le travail pour la course.
Un « torero » qui sera chargé de mettre le cachet sur la feuille de pointage des voitures, un second pour l'aider pour les conduites à droite.
Deux se chargerons de « canaliser » le public, le gamin sera au sifflet. (Pour prévenir lors de l'arrivée des voitures).
Moi, je suis chargé de prendre note des numéros des voitures et leur ordre de passage à notre CP.
16 h 00, nous téléphonons à la direction de course pour signaler que nous sommes opérationnels.
Un camion de la ville de Spa vient vers 16 h 30 fermer les routes au publique avec des barrières Nadar.
Tout est prêt, il ne manque que les voitures.
Vers 17 h des voitures arrivent venant de Spa. Elles s'arrêtent tout en glissade. Ce sont les premiers spectateurs. Ils sont fous. On décide de placer nos voitures en sécurité derrière les barrières.
Finalement, la voiture de direction de course fait son passage en spéciale vers 17 h 45. Tout est ok chez nous.
Vers 18 h 10, la voiture n° 0 arrive. (Elle est chargé d'ouvrir le tracé elle a un gyrophare et une sirène).
Les gens s'impatientent et nos rubalises ne servent à rien. Elle casseront plusieurs fois.
Je me suis installé sur un poubelle en bord de route. Idéalement placé pour faire mon travail.
A un détail près : la neige fait sont apparition. Pas facile de noter sur une feuille couverte de neige . . . et sans parapluie.
Les voitures arrivent à tour de rôle. Je parlais d'un « torero », c'est vraiment ça. Il est obligé de se mettre sur la route pour signaler que les voitures doivent s'arrêter. Mais avec le verglas, c'est très difficile et elles glissent. Les fortes chaleurs qu'il a eu, je ne dis pas.
De mon côté, j'utilise mon corps pour protéger la feuille, mais rien n'y fait. En plus, le public s'est avancé et beaucoup se mettent devant moi. J'ai du mal à relever les numéros.
Heureusement, deux personnes se sont misent près de moi et m'aident. Ma feuille est détrempée, la neige s'est transformée en pluie et je grave plus que je n'écris sur le papier (un vrai buvard).
Finalement, les 68 rescapé (sur 80 voitures au départ) passent chez nous et enfin, nous pouvons nous restaurer.
Se restaurer, on nous a promis une choucroute. Mais il faut aller la chercher. Oui, mais la direction de course nous interdit de quitter le CP. Comment on fait ?
Je décide d'y aller moi-même avec le gamin, les autres resteront sur place et je prendrai leurs portions.
Me voilà parti sur la spéciale, c'est par là que nous sommes venus. Qu'est-ce que ça glisse depuis cette après - midi. Une vraie patinoire. Et eux passent là à fond. Et bien, je leur souhaite beaucoup de plaisir.
Arrivé à l'autre CP, la route est bloquée. Ben tient pour le public. On me demande ce que fais là. J'explique que comme eux, je dois aller chercher la choucroute. (C'est fou ce qu'on a l'air malin dans ces cas là). Ce sont des Luxembourgeois qui tiennent ce CP et évidemment pour se faire comprendre . . . gag !
Pour finir, quelqu'un qui connaît le coin m'explique par où aller.
Arrivé au TRC, je remonte le chemin à pied. (Sais pas faire demi - tour avec la voiture, il n'y a pas assez de place et ça glisse.
Ils sont bien au TRC, il ont même un fût où ils font du feu. Chez nous, c'est la Sibérie tellement il fait froid et humide.
Finalement, je mange ma choucroute et on remplit une casserole pour les collègues qui sont resté en haut.
Nous y retournons. Arrivé sur place, ils sont tout content de pouvoir manger un morceau. Seul manque un peu de vin chaud, mais bon, on ne peut pas tout avoir.
Pour la seconde boucle, nous décidons de mettre nos voitures en bord de route (à l'abris) et d'allumer les phares pour éclairer le torero.
Je décide de m'installer dans ma voiture pour faire mon job. Au chaud et aux premières loges, l'idéal.
Les voitures repassent vers 22 h 20. Mais assez espacées. J'en profite pour faire un sms à une amie.
Cette fois, avec la pluie qui est tombée sur le sol gelé, c'est vraiment difficile pour les voitures. Certains spectateurs tombent en partant sur la route, c'est tout dire.
Quelques embardées au CP m'obligent à sortir de mon abris pour aller pousser. Savent pas faire attention non ?
Les voitures se suivent sans gros pépins. Fin des passages vers 0 h 40. 54 voitures sont passées chez nous.
Après, on nous apprend que notre spéciale est annulée pour la troisième boucle.
Il y a eu des sorties ailleurs et une très grosse pas loin de chez nous. La voiture est détruite paraît - il. Un camion plateau passe chercher ce qui en reste.
De notre côté, on démonte. Lorsque tout est en ordre et la route prête à être ouverte à la circulation, on nous demande de rester en « Stand Bye » au cas où on courrai quand même. (Malin ça).
Finalement, on nous demande de tout remonter, la spéciale sera utilisée. Pffft, faut remettre les rubalises et tout le reste.
Départ des voitures vers 2 h 10.
Rebelote, passage sans problèmes, les spectateurs sont moins nombreux maintenant. Mais ceux qui sont là, sont saoul, enfin beaucoup en tout cas. 47 voitures passent.
Après un long moment, il n'y a plus rien qui passe. On appelle la direction de course pour replier boutique, mais on nous fait attendre. Il manque la voiture n° 30. Elle est partie dans la spéciale, mais on ne la retrouve plus.
Gag, une voiture arrive, elle s'&arrête avec son clignoteur droit allumé. Elle ne fait pas le Rallye. Ce sont deux petites vielles qui reviennent du restaurant et qui sont perdues.
On leur signale de vite sortir de la spéciale au cas où la fameuse n°30 arriverait.
Finalement, la "voiture damier" (qui ramasse mes feuilles) arrive et nous autorise à tout replier.
On ne l'avait pas attendue, seul restait les panneaux annonçant le CP. Trois minutes plus tard, tout est en ordre, la route ouverte et nous filons.
Dormir et être au chaud sont nos maîtres mots.
Retour à Francorchamps dans la purée de pois. Il y a un brouillard à couper au couteau. Heureusement, je connais la route.
Je suis content de me glisser au lit, il est 4 h 40 du mat'.
Les photos:
http://ericerac24.ifrance.com/Boucles%20Spa%202006/
Elles sont d'un copain.
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Matt - Champion de F1

- Messages sur les Forums F1: 1779
- Parle de Formule 1 depuis le:
Jeu Aoû 11, 2005 19:18 - à: Bruxelles, Belgique
Voilà comment on change le regard des gens sur ces ***** de c**** qui nous empêchent de se mettre en plein dans le virage hyper-dangereux-mais-où-on-voit-trop-bien...
Entre les photos et le récit, on prend la mesure de l'évènement, côté coulisses, et c'est super-intéressant. Quand on le lit au chaud. On apprécie d'autant plus le petit côté "histoires belges" de l'organisation !
Merci Matt !
Entre les photos et le récit, on prend la mesure de l'évènement, côté coulisses, et c'est super-intéressant. Quand on le lit au chaud. On apprécie d'autant plus le petit côté "histoires belges" de l'organisation !
Merci Matt !
Ce qui, probablement, fausse tout dans la vie, cest quon est convaincu quon dit la vérité parce quon dit ce quon pense. Sacha GUITRY
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F1moth - Champion de F1

- Messages sur les Forums F1: 991
- Parle de Formule 1 depuis le:
Sam Sep 17, 2005 15:13
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