Meilleurs Team Managers de la F1
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Meilleurs Team Managers de la F1
Voici les plus grands chefs décurie de lhistoire de la Formule 1 ...
Ron DENNIS : patron de McLaren depuis 1980, associé à Mansour Ojjeh en 1984, Ron Dennis a parcouru du chemin après avoir débuté en F1 comme mécanicien en 1966. Le goût de la victoire est viscéral pour lui. Reprenant McLaren après les années de disette de Teddy Mayer, Ron Dennis fusionna son écurie Project Four avec Marlboro au sein de McLaren. Il attira le meilleur ingénieur de lépoque, John Barnard. Puis sallia à Porsche pour disposer du meilleur moteur turbo. Et engagea Lauda puis Prost, meilleurs pilotes du début des années 80. La saga McLaren pouvait commencer. Une dynamique de victoires qui se transforma en avalanche au détriment de Ferrari, seule Williams pouvant rivaliser avec McLaren pour le titre jusquen 2000. Marqué au fer rouge par lépisode Senna, et les conséquences de son départ, Dennis chercha un partenaire pérenne, Mercedes, et solidifia son écurie. La construction du Paragon au détriment de lusine Albert Drive de Woking en est lexemple le plus frappant. McLaren qui ne possède pas le prestige de Ferrari, malgré le deuxième plus beau palmarès de lHistoire. McLaren qui attire les plus grands noms : Adrian Newey, Gordon Murray chez les ingénieurs, Ayrton Senna, Fernando Alonso, Mika Hakkinen, Lewis Hamilton, Juan Pablo Montoya, Kimi Raikkonen chez les pilotes. McLaren qui souffrit énormément en 2007 de laffaire despionnage entre lingénieur Mike Coughlan (McLaren Mercedes) et le chef mécanicien Nigel Stepney (Ferrari). Condamné à une amende record de 100 millions de dollars, Ron Dennis rumine sa revanche. Habitué des cohabitations explosives (Prost - Senna, Alonso - Hamilton) sous son toit, lAnglais veut imposer son prodige Lewis Hamilton au sommet de la hiérarchie. Hamilton qui découvrit la F1 un dimanche de Pâques en 1993 devant la magie de Senna à Donington et qui sollicita laide de Dennis en 1995, après la remise dun trophée de kart.
Quant à son palmarès, inutile de dire quil est somptueux et quil a fait oublier les années Teddy Mayer, où McLaren ne cessait de tomber de Charybde en Scylla. Neuf titres de champion du monde des pilotes (1984 à 1986, 1988 à 1991, 1998 et 1999), sept titres de champion du monde des constructeurs (1984 et 1985, 1988 à 1991, 1998), une pléthore de victoires (35 avec Senna, 30 avec Prost, 20 avec Hakkinen, 12 avec Coulthard, 9 avec Raikkonen, 8 avec Hamilton, 8 avec Lauda, 4 avec Watson, 4 avec Alonso, 3 avec Berger, 3 avec Montoya, 1 avec Kovalainen, soit 137 victoires série en cours après le GP de Hongrie 2008)
Jean TODT : épris de perfection, Jean Todt fut dabord lancien copilote de Guy Fréquelin en rallye, notamment en 1981 où Fréquelin rata de peu le titre mondial face à Vatanen. Vatanen que Todt dirigea plus tard chez Peugeot au Paris Dakar. Et qui gagna le Dakar face à Ickx, à pile ou face !! Sur ordre de Todt qui ne voulait pas voir ses voitures se battre entre elles. Ce fut pareil chez Ferrari, une fois lordre remis après tant dannées de disette : plus de vin à table pour les mécaniciens, nouvelle soufflerie à échelle 1/2, fin des guerres politiques internes, recrutement des meilleurs éléments (Michael Schumacher, Ross Brawn, Rory Byrne) ... En 2001 puis 2002, Todt sacrifia lagneau Barrichello sur lautel de la victoire ... méprisant le public au profit de la seule Ferrari. Ferrari que Todt jugeait plus grand que la F1. Grave erreur. Mais ses qualités dorganisateur et de gestionnaire font de lui un immense chef décurie.
Todt qui avait quitté Peugeot à défaut de convaincre Jacques Calvet de construire une F1 entière. Le lion ne tarda pas à sen mordre les doigts. Trouvant un challenge exceptionnel, Todt donna à Ferrari ce qui lui manquait. Calme, pérennité, stabilité, continuité des équipes ... Avec six titres de champion du monde des pilotes (2000 à 2004, 2007), sept titres des constructeurs (1999 à 2004, 2007), 98 victoires (72 pour M.Schumacher, 9 pour Barrichello, 6 pour Raikkonen, 5 pour Massa, 4 pour Irvine, 1 pour Berger, 1 pour Alesi), Jean Todt possède un palmarès exceptionnel, et la fierté davoir pulvérisé le record de longévité pour un directeur sportif à Maranello.
Frank WILLIAMS : Frank Williams tient son écurie dune main de fer, formant un duo efficace avec Patrick Head. Les deux éminences de Didcot ont traversé trente années avec succès. Toutes ses victoires ont été acquises à la force du poignet. Lécurie Williams avait atteint le paroxysme de sa domination avec Renault.
Il a dautant plus de mérite après son accident de voiture entre le Castellet (Paul Ricard) et Marseille en février 1986. La rupture fut rude pour cet homme dont la vie était partagée entre son écurie de F1 et le sport presque quotidien. Mais en 1986 malgré son absence, lécurie Williams fut championne des constructeurs.
Parfois inflexible, Williams sest fâché avec Honda puis BMW côté constructeurs, puis avec Rosberg, Piquet ou Mansell côté pilotes. Mais en F1 la tendresse est un défaut ...
Réputé également pour ne pas offrir de salaires pharaoniques, Williams aime les pilotes qui nhésitent pas à appuyer sur le champignon, comme Jones ou Montoya, et qui sont stakhanovistes, qualité quil louait chez Schumacher.
Ses seuls regrets seront de ne pas avoir pu aller au bout de son rêve avec Ayrton Senna, et de ne pas avoir pu recruter Michael Schumacher.
Un palmarès fabuleux également. Sept titres de champion du monde des pilotes (Jones 1980, Rosberg 1982, Piquet 1987, Mansell 1992, Prost 1993, Damon Hill 1996, Jacques Villeneuve 1997), neuf des constructeurs (1980,1981, 1986,1987, 1992,1993,1994,1996,1997), et 113 victoires (Mansell 28, D.Hill 21, Jones 12, J.Villeneuve 11, Prost 7, Piquet 7, R.Schumacher 6, K.Rosberg 5, Montoya 4, Patrese 1, Boutsen 3, Coulthard 1, Frentzen 1, Regazzoni 1)
Ken TYRRELL : premier vrai team manager de lHistoire, Tyrrell a porté Jackie Stewart au sommet, trois titres mondiaux des pilotes et un chez les constructeurs en 1971. Marqué par le décès de Cevert, Tyrrell a ensuite connu une lente décadence, notamment en 1984 avec une affaire de tricherie au lest par billes de plomb. Mais il restait un formidable découvreur de talents : Stefan Bellof, Jean Alesi, Martin Brundle, Michele Alboreto.
Alboreto qui lui apporta sa dernière victoire en F1, en 1983 à Detroit, avec le fabuleux moteur Ford Cosworth qui lui apporta tant de joies des années durant.
Tyrrell vendit son écurie en 1998 à BAR. Tyrrell fut phagocyté par lécurie satellite du groupe BAT, dirigé par Craig Pollock à grand renfort de marketing ... qui fut un échec gigantesque ruinant la carrière de Jacques Villeneuve.
Colin CHAPMAN : rarement un directeur déquipe fut autant en osmose avec un pilote que Chapman avec Jim Clark, chez Lotus. Lécurie Lotus fut au pinacle avec Clark. Hill, Rindt et Fittipaldi. Rindt se plaignait du caractère dangereux des monoplaces de Chapman, pour qui une F1 devait parcourir la distance dun GP et pas un tour de plus ... Chapman qui géra mal la rivalité interne entre Peterson et Fittipaldi en 1973. Mais il prit sa revanche en 1978 après deux ans de mise au point avec Mario Andretti. Les Lotus furent surnommées les flèches noires, écrasant lannée 1978. Mais la mort de Ronnie Peterson à Monza fut comme un coup darrêt pour lécurie.
Chapman eut pour la dernière fois loccasion de lancer sa casquette à larrivée pour une victoire de Lotus en 1982, au Grand Prix dAutriche. Elio de Angelis battit Keke Rosberg à la photo finish à Zeltweg. Chapman qui fut le mentor de Nigel Mansell en début de sa carrière et le seul à croire en lui. Chapman qui décéda en décembre 1982 avec la fierté de voir Lotus talonner Ferrari au nombre de victoires en F1 (84 à 72).
Six titres de champion chez les pilotes (Clark 1963 et 1965, Graham Hill 1968, Rindt 1970, Emerson Fittipaldi 1972, Mario Andretti 1978), sept chez les constructeurs (1963,1965,1968, 1970,1972,1973,1978)
Luca DI MONTEZEMOLO : clé de voûte de la Scuderia Ferrari du milieu des années 70, Montezemolo sut travailler avec Lauda et Forghieri, génies du pilotage et de laérodynamique. Entre 1974 et 1977, Ferrari domina la F1. Mais retomba vite dans ses travers dans les années 1980, malgré la présence dexcellents pilotes (Gilles Villeneuve, Mansell, Berger, Pironi). Réorganisant Ferrari après le limogeage de Prost et de Piero Fusaro fin 1991, il appela Jean Todt en 1993, premier étage de la fusée Dream Team. Appelé à la barre de FIAT suite au décès dUmberto Agnelli, Montezemolo fut aussi organisateur de la Coupe du Monde de football 1990 en Italie, mais également chef du patronat italien de 2004 à 2007.
Flavio BRIATORE : excellent dans le relationnel avec les pilotes, le play-boy italien a su attirer Schumacher au détriment dEddie Jordan en 1991, lancer la dynamique de la victoire. Il fit de Benetton un vrai top team, alors que léquipe végétait, ne faisant parler delle que pour la réputation de fabriquant de pulls de son sponsor ... Avec Brawn et Byrne, Briatore insuffla une énergie nouvelle et fit plier Williams Renault. Remettant le couvert en 2005 avec le diamant Alonso chez Renault, Briatore fut lartisan majeur du succès du losange, avec Pat Symonds, Patrick Faure et Bob Bell. Un vrai tour de force, Flavio devant gérer les entités distantes dEnstone et Viry-Châtillon.
Magnifique palmarès également. Quatre titres de champion du monde des pilotes (1994 et 1995 avec Michael Schumacher, 2005 et 2006 avec Alonso), trois chez les constructeurs (Benetton 1995, Renault 2005 et 2006), 41 victoires (19 avec Schumacher, 15 avec Alonso, 2 avec Fisichella, 2 avec Herbert, 1 avec Trulli, 1 avec Piquet, 1 avec Berger)
Peter SAUBER : avec les moyens dont il disposait, Sauber a réussi à finir quatrième du championnat du monde en 2001. Vainqueur au Mans avec Mercedes en 1989, le Suisse début en 1993 à Kyalami avec la firme à létoile. Malchanceux avec Karl Wendlinger, Sauber fit débuter dexcellents pilotes dans son team : Frentzen, Raikkonen, Massa.
Alfred NEUBAUER : directeur des flèches dargent Mercedes en 1954, Neubauer attira Fangio dans son écurie, qui écrasa la Formule 1 comme nulle autre firme ne le fit depuis. Fangio et Kling imposèrent leur férule en 1954, dès le Grand Prix de France couru à Reims.
Dautres ont échoué lamentablement, comme Craig POLLOCK (BAR) ou Alain PROST (Prost Grand Prix). Certains ont réussi quelques belles saisons avec leurs équipes comme Eddie JORDAN (Jordan) ou Walter WOLF (Wolf) le milliardaire canadien qui débarqua en 1977 en engageant Jody Scheckter.
(cf mon article du 25/8/2008 sur sportvox)
Ron DENNIS : patron de McLaren depuis 1980, associé à Mansour Ojjeh en 1984, Ron Dennis a parcouru du chemin après avoir débuté en F1 comme mécanicien en 1966. Le goût de la victoire est viscéral pour lui. Reprenant McLaren après les années de disette de Teddy Mayer, Ron Dennis fusionna son écurie Project Four avec Marlboro au sein de McLaren. Il attira le meilleur ingénieur de lépoque, John Barnard. Puis sallia à Porsche pour disposer du meilleur moteur turbo. Et engagea Lauda puis Prost, meilleurs pilotes du début des années 80. La saga McLaren pouvait commencer. Une dynamique de victoires qui se transforma en avalanche au détriment de Ferrari, seule Williams pouvant rivaliser avec McLaren pour le titre jusquen 2000. Marqué au fer rouge par lépisode Senna, et les conséquences de son départ, Dennis chercha un partenaire pérenne, Mercedes, et solidifia son écurie. La construction du Paragon au détriment de lusine Albert Drive de Woking en est lexemple le plus frappant. McLaren qui ne possède pas le prestige de Ferrari, malgré le deuxième plus beau palmarès de lHistoire. McLaren qui attire les plus grands noms : Adrian Newey, Gordon Murray chez les ingénieurs, Ayrton Senna, Fernando Alonso, Mika Hakkinen, Lewis Hamilton, Juan Pablo Montoya, Kimi Raikkonen chez les pilotes. McLaren qui souffrit énormément en 2007 de laffaire despionnage entre lingénieur Mike Coughlan (McLaren Mercedes) et le chef mécanicien Nigel Stepney (Ferrari). Condamné à une amende record de 100 millions de dollars, Ron Dennis rumine sa revanche. Habitué des cohabitations explosives (Prost - Senna, Alonso - Hamilton) sous son toit, lAnglais veut imposer son prodige Lewis Hamilton au sommet de la hiérarchie. Hamilton qui découvrit la F1 un dimanche de Pâques en 1993 devant la magie de Senna à Donington et qui sollicita laide de Dennis en 1995, après la remise dun trophée de kart.
Quant à son palmarès, inutile de dire quil est somptueux et quil a fait oublier les années Teddy Mayer, où McLaren ne cessait de tomber de Charybde en Scylla. Neuf titres de champion du monde des pilotes (1984 à 1986, 1988 à 1991, 1998 et 1999), sept titres de champion du monde des constructeurs (1984 et 1985, 1988 à 1991, 1998), une pléthore de victoires (35 avec Senna, 30 avec Prost, 20 avec Hakkinen, 12 avec Coulthard, 9 avec Raikkonen, 8 avec Hamilton, 8 avec Lauda, 4 avec Watson, 4 avec Alonso, 3 avec Berger, 3 avec Montoya, 1 avec Kovalainen, soit 137 victoires série en cours après le GP de Hongrie 2008)
Jean TODT : épris de perfection, Jean Todt fut dabord lancien copilote de Guy Fréquelin en rallye, notamment en 1981 où Fréquelin rata de peu le titre mondial face à Vatanen. Vatanen que Todt dirigea plus tard chez Peugeot au Paris Dakar. Et qui gagna le Dakar face à Ickx, à pile ou face !! Sur ordre de Todt qui ne voulait pas voir ses voitures se battre entre elles. Ce fut pareil chez Ferrari, une fois lordre remis après tant dannées de disette : plus de vin à table pour les mécaniciens, nouvelle soufflerie à échelle 1/2, fin des guerres politiques internes, recrutement des meilleurs éléments (Michael Schumacher, Ross Brawn, Rory Byrne) ... En 2001 puis 2002, Todt sacrifia lagneau Barrichello sur lautel de la victoire ... méprisant le public au profit de la seule Ferrari. Ferrari que Todt jugeait plus grand que la F1. Grave erreur. Mais ses qualités dorganisateur et de gestionnaire font de lui un immense chef décurie.
Todt qui avait quitté Peugeot à défaut de convaincre Jacques Calvet de construire une F1 entière. Le lion ne tarda pas à sen mordre les doigts. Trouvant un challenge exceptionnel, Todt donna à Ferrari ce qui lui manquait. Calme, pérennité, stabilité, continuité des équipes ... Avec six titres de champion du monde des pilotes (2000 à 2004, 2007), sept titres des constructeurs (1999 à 2004, 2007), 98 victoires (72 pour M.Schumacher, 9 pour Barrichello, 6 pour Raikkonen, 5 pour Massa, 4 pour Irvine, 1 pour Berger, 1 pour Alesi), Jean Todt possède un palmarès exceptionnel, et la fierté davoir pulvérisé le record de longévité pour un directeur sportif à Maranello.
Frank WILLIAMS : Frank Williams tient son écurie dune main de fer, formant un duo efficace avec Patrick Head. Les deux éminences de Didcot ont traversé trente années avec succès. Toutes ses victoires ont été acquises à la force du poignet. Lécurie Williams avait atteint le paroxysme de sa domination avec Renault.
Il a dautant plus de mérite après son accident de voiture entre le Castellet (Paul Ricard) et Marseille en février 1986. La rupture fut rude pour cet homme dont la vie était partagée entre son écurie de F1 et le sport presque quotidien. Mais en 1986 malgré son absence, lécurie Williams fut championne des constructeurs.
Parfois inflexible, Williams sest fâché avec Honda puis BMW côté constructeurs, puis avec Rosberg, Piquet ou Mansell côté pilotes. Mais en F1 la tendresse est un défaut ...
Réputé également pour ne pas offrir de salaires pharaoniques, Williams aime les pilotes qui nhésitent pas à appuyer sur le champignon, comme Jones ou Montoya, et qui sont stakhanovistes, qualité quil louait chez Schumacher.
Ses seuls regrets seront de ne pas avoir pu aller au bout de son rêve avec Ayrton Senna, et de ne pas avoir pu recruter Michael Schumacher.
Un palmarès fabuleux également. Sept titres de champion du monde des pilotes (Jones 1980, Rosberg 1982, Piquet 1987, Mansell 1992, Prost 1993, Damon Hill 1996, Jacques Villeneuve 1997), neuf des constructeurs (1980,1981, 1986,1987, 1992,1993,1994,1996,1997), et 113 victoires (Mansell 28, D.Hill 21, Jones 12, J.Villeneuve 11, Prost 7, Piquet 7, R.Schumacher 6, K.Rosberg 5, Montoya 4, Patrese 1, Boutsen 3, Coulthard 1, Frentzen 1, Regazzoni 1)
Ken TYRRELL : premier vrai team manager de lHistoire, Tyrrell a porté Jackie Stewart au sommet, trois titres mondiaux des pilotes et un chez les constructeurs en 1971. Marqué par le décès de Cevert, Tyrrell a ensuite connu une lente décadence, notamment en 1984 avec une affaire de tricherie au lest par billes de plomb. Mais il restait un formidable découvreur de talents : Stefan Bellof, Jean Alesi, Martin Brundle, Michele Alboreto.
Alboreto qui lui apporta sa dernière victoire en F1, en 1983 à Detroit, avec le fabuleux moteur Ford Cosworth qui lui apporta tant de joies des années durant.
Tyrrell vendit son écurie en 1998 à BAR. Tyrrell fut phagocyté par lécurie satellite du groupe BAT, dirigé par Craig Pollock à grand renfort de marketing ... qui fut un échec gigantesque ruinant la carrière de Jacques Villeneuve.
Colin CHAPMAN : rarement un directeur déquipe fut autant en osmose avec un pilote que Chapman avec Jim Clark, chez Lotus. Lécurie Lotus fut au pinacle avec Clark. Hill, Rindt et Fittipaldi. Rindt se plaignait du caractère dangereux des monoplaces de Chapman, pour qui une F1 devait parcourir la distance dun GP et pas un tour de plus ... Chapman qui géra mal la rivalité interne entre Peterson et Fittipaldi en 1973. Mais il prit sa revanche en 1978 après deux ans de mise au point avec Mario Andretti. Les Lotus furent surnommées les flèches noires, écrasant lannée 1978. Mais la mort de Ronnie Peterson à Monza fut comme un coup darrêt pour lécurie.
Chapman eut pour la dernière fois loccasion de lancer sa casquette à larrivée pour une victoire de Lotus en 1982, au Grand Prix dAutriche. Elio de Angelis battit Keke Rosberg à la photo finish à Zeltweg. Chapman qui fut le mentor de Nigel Mansell en début de sa carrière et le seul à croire en lui. Chapman qui décéda en décembre 1982 avec la fierté de voir Lotus talonner Ferrari au nombre de victoires en F1 (84 à 72).
Six titres de champion chez les pilotes (Clark 1963 et 1965, Graham Hill 1968, Rindt 1970, Emerson Fittipaldi 1972, Mario Andretti 1978), sept chez les constructeurs (1963,1965,1968, 1970,1972,1973,1978)
Luca DI MONTEZEMOLO : clé de voûte de la Scuderia Ferrari du milieu des années 70, Montezemolo sut travailler avec Lauda et Forghieri, génies du pilotage et de laérodynamique. Entre 1974 et 1977, Ferrari domina la F1. Mais retomba vite dans ses travers dans les années 1980, malgré la présence dexcellents pilotes (Gilles Villeneuve, Mansell, Berger, Pironi). Réorganisant Ferrari après le limogeage de Prost et de Piero Fusaro fin 1991, il appela Jean Todt en 1993, premier étage de la fusée Dream Team. Appelé à la barre de FIAT suite au décès dUmberto Agnelli, Montezemolo fut aussi organisateur de la Coupe du Monde de football 1990 en Italie, mais également chef du patronat italien de 2004 à 2007.
Flavio BRIATORE : excellent dans le relationnel avec les pilotes, le play-boy italien a su attirer Schumacher au détriment dEddie Jordan en 1991, lancer la dynamique de la victoire. Il fit de Benetton un vrai top team, alors que léquipe végétait, ne faisant parler delle que pour la réputation de fabriquant de pulls de son sponsor ... Avec Brawn et Byrne, Briatore insuffla une énergie nouvelle et fit plier Williams Renault. Remettant le couvert en 2005 avec le diamant Alonso chez Renault, Briatore fut lartisan majeur du succès du losange, avec Pat Symonds, Patrick Faure et Bob Bell. Un vrai tour de force, Flavio devant gérer les entités distantes dEnstone et Viry-Châtillon.
Magnifique palmarès également. Quatre titres de champion du monde des pilotes (1994 et 1995 avec Michael Schumacher, 2005 et 2006 avec Alonso), trois chez les constructeurs (Benetton 1995, Renault 2005 et 2006), 41 victoires (19 avec Schumacher, 15 avec Alonso, 2 avec Fisichella, 2 avec Herbert, 1 avec Trulli, 1 avec Piquet, 1 avec Berger)
Peter SAUBER : avec les moyens dont il disposait, Sauber a réussi à finir quatrième du championnat du monde en 2001. Vainqueur au Mans avec Mercedes en 1989, le Suisse début en 1993 à Kyalami avec la firme à létoile. Malchanceux avec Karl Wendlinger, Sauber fit débuter dexcellents pilotes dans son team : Frentzen, Raikkonen, Massa.
Alfred NEUBAUER : directeur des flèches dargent Mercedes en 1954, Neubauer attira Fangio dans son écurie, qui écrasa la Formule 1 comme nulle autre firme ne le fit depuis. Fangio et Kling imposèrent leur férule en 1954, dès le Grand Prix de France couru à Reims.
Dautres ont échoué lamentablement, comme Craig POLLOCK (BAR) ou Alain PROST (Prost Grand Prix). Certains ont réussi quelques belles saisons avec leurs équipes comme Eddie JORDAN (Jordan) ou Walter WOLF (Wolf) le milliardaire canadien qui débarqua en 1977 en engageant Jody Scheckter.
(cf mon article du 25/8/2008 sur sportvox)
Pour savoir où se trouve la limite, il suffit de la dépasser (Gilles Villeneuve)
- AxelBorg
- Pilote F.Renault

- Messages sur les Forums F1: 32
- Parle de Formule 1 depuis le:
Jeu Aoû 21, 2008 12:25 - à: Paris 14e
Pour moi, Alfred NEUBAUER les devancent tous. Il fût celui qui à inspiré tous les autres. Ca a été le modèle, même s'il ne faut pas oublié qu'il a été mis en place par Hitler lui même pour dominer le sport auto, Hilter voulant dominer tous les sports possibles et Alfred NEUBAUER eu la chance de ce battre avec des fonds et des recherches bien plus imposants et développé que les autres présent à l'époque.
Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre.
-

Achram - Champion de F1

- Messages sur les Forums F1: 1494
- Parle de Formule 1 depuis le:
Ven Fév 22, 2008 11:25 - à: Bristol
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