Un peu de nostalgie- 1984 - GP Portugal
Modérateur: modérateurs
Krys TOFF a écrit:jojo la patate a écrit:CLASSEMENT :
1. James HUNT (McLaren) les 59 tours en 1H 42 minutes et 40 secondes
2. Jody SCHECKTER (Tyrrell) +8s
3. Niki LAUDA (Ferrari) +1m02s
4. Jochen MASS (Ferrari) +1m02s
5. Hans-Joachim STUCK (March) +1m08s
6. John WATSON (Penske) +1m08s
7 Regazzoni, 8 Jones à 1 tour
9 Fittipaldi, 10 Jarier, 11 Lunger, 12 Ribeiro à 2 tours
13 Ertl, 14 Brown à 4 tours
Correction : Mass n'est pas chez Ferrari mais chez McLaren.
C'est bien la peine de faire plein de posts pour uniquement se faire reprendre sur une petite erreur.
Ouiiiiiiinnn
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jojo la patate - Modérateur

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- Parle de Formule 1 depuis le:
Jeu Jan 26, 2006 14:18 - à: Nulle part
Dernier GP de la saison, un nouveau venu, le GP du Japon qui se disputera sur un circuit basé au pied du Mont Fuji.
Circuit très rapide, dessiné par le patron de Shadow, Don Nichols, lors de ses activités d'agent secret au Japon, assisté d'un certain Stirling Moss.
Ligne droite interminable, avec deux boucles rapides, tout en ayant du relief.Les conditions de sécurité sont...douteuses, mais bon...
Malgré l'absence de vérification avec un GP hors-championnat disputé préalablement, comme pour les courses argentines ou brésiliennes par exemple, les japonais sont désirés en F1, alors on passe outre.
Les pilotes nippons sont de la partie, et leur connaissance de la piste peut amener quelques surprises.
Surtees embauche le champion de F2 japonais, Noritake Takahara, pour courir au coté d'Alan Jones, l'ancien champion du monde n'emmenant que 2 monoplaces.
Maki renaît de ses cendres avec encore Tony Trimmer au volant, pendant que Heroes Racing loue une Tyrrell 007 pour Kazuyoshi Hoshino, avec le soutien de Bridgestone.
Enfin, Kojima, une équipe japonaise, se lance en F1 pour son GP national, avec le concours du manufacturier Dunlop, et Masahiro Hasemi comme pilote.
Masami Kuwashima tentera bien d'obtenir le second baquet Wolf, mais son sponsor l'abandonnant, c'est finalement Hans Binder qui accompagnera Merzario.
Lauda a son destin entre les mains, une victoire lui suffit.
Enfin a défaut de victoire, terminer juste derrière Hunt si celui-ci ne s'impose pas, et il conservera alors son titre.
Hunt a également son destin en main, une victoire lui suffisant également....
(L'homme a droite n'est autre que Barry Sheene, champion du monde en moto 500cc)
Une qualification avec un énorme en jeu donc.
26 engagés, 25 places.
LA GRILLE :
1.
Andretti 1.12.77
2.
Hunt +0.03
3.
Lauda +0.31
4.
Watson +0.52
5.
Scheckter +0.54
6.
Pace +0.66
7.
Regazzoni +0.87
8.
Brambilla +0.95
9.
Peterson +1.08
10.
Hasemi +1.11
11.
Laffite +1.11
12.
Mass +1.28
13.
Depailler +1.38
14.
Pryce +1.46
15.
Jarier +1.55
16.
Nilsson +1.58
17.
Perkins +1.61
18.
Stuck +1.61
19.
Merzario +1.64
20.
Jones +1.83
21.
Hoshino +1.88
22.
Ertl +2.49
23.
Fittipaldi +2.53
24.
Takahara +3.00
25.
Bindee +4.59
Eliminé :
26. Trimmer (Maki) +18.14
On attendait Hunt, ou Lauda, mais ce n'est ni l'un ni l'autre qui prend la pole, mais la Lotus de Mario Andretti.
Un tour énorme de l'américain qui surprend les favoris...
Les deux rivaux se suivent, second et troisième sur la grille.
On a ensuite Watson, Scheckter et Regazzoni.
En 10e place, surprise, a coté des March et de Laffite, nous trouvons la Kojima d'Hasemi !
Devançant notamment Mass, Depailler, Pryce ou Nilsson...
Dimanche matin, la météo est horrible.
Il pleut des trombes d'eau, des rigoles se baladent sur la piste, le brouillard est épais...
Doit-on courir ?
On hésite fortement.
Devant la pression des organisateurs, on repousse, on repousse, et a 14H, le brouillard s'étant légèrement levé, on se met d'accord pour courir.
Enfin, certains ne sont pas d'accord.
Mais ca part quand même.
Deux heures après l'horaire prévue, mais ce n'est pas grave.
Et les conditions sont toujours atroces, mais la pression (notamment du patron du tout récent groupement d'équipes, Bernie Ecclestone) fait que...
L'avantage de la pole est encore plus grand, car la visibilité sera inexistante pour les poursuivants du meneur.
Hunt doit prendre la tête. Et il le fait.
Watson passe second après d'effrayantes glissades a l'éxtérieur, devant Andretti et Scheckter.
Lauda n'est que 6e et visiblement pas au mieux. Il regagne toutefois une place d'entrée quand la March de Peterson s'arrête, moteur cassé.
Englué dans le peloton, il ne voit rien.
Devant un tel danger, certains mettent pied a terre, comme le pilote Brabham Perkins.
Hunt s'est pour sa part envolé, bien aidé par l'absence de projections devant lui.
Mais même avec une visibilité meilleure que celle de ces rivaux, il manque de se mettre dehors tout seul dès le second tour, provoquant la peur des spectateurs...
Il faut dire que Watson n'a pas eu la même chance, perdant pas mal de terrain.
Andretti et Scheckter sont a la poursuite de Hunt, a déjà plus de 5 secondes après 1 seul tour !
Seul Brambilla est a leur contact.
Derrière, on cherche Lauda...on met du temps a le trouver, car l'autrichien n'est plus que 10e.
Et puis au second passage, il met pied a terre. C'est trop dangereux, et depuis quelques temps, il sait bien mieux que la vie vaut mieux qu'un titre de champion du monde.
Forghieri et Audetto essaieront bien de le faire repartir, en vain, Lauda s'en va carrément du circuit.
De nombreuses rumeurs feront suite a cet abandon, on parlera de la peur ou de ses paupières brulées, mais on ne saura jamais...
Sans peur, Brambilla dépasse et Andretti et Scheckter en même temps, a l'extérieur du 1er virage, avant de fondre sur Hunt.
Mais il ne reste pas longtemps second, avec un problème au pneu avant-gauche qui le contraint a un arrêt prématuré.
Il repart dans le peloton, pendant que Pace et Fittipaldi s'arrêtent a leur tour, jugeant eux aussi que les conditions sont trop dangereuses.
Derrière Scheckter, un autre Tyrrell pointe son nez, celle du japonais Hoshino !
Parti en 21e place, le nippon remonte tout le peloton, aidé par ses gommes Bridgestone qui semblent être très efficaces.
A ses trousses, nous retrouvons encore Brambilla, qui a dépassé Regazzoni et Depailler en un instant, avant d'en faire de même avec Scheckter, puis Hoshino qui pointe devant les P34 au 12e tour.
L'italien dépasse Andretti au 16e tour, et revient a grandes enjambées sur Hunt.
L'état de grâce d'Hoshino s'arrête rapidement, ses pneus souffrent, et Mass puis Depailler prennent le dessus sur le nippon, avant l'arrêt de ce dernier au 20e tour.
Pendant ce temps, Brambilla est remonté comme une balle sur Hunt et presse l'anglais désormais.
Lauda ayant abandonné, Hunt n'a besoin que d'une 4e place pour être titré, et peut laisser l'italien passer, mais avec le Gorille de Monza, on ne sait jamais trop ce qui peut se passer.
Et arrivés a l'épingle la plus lente, Brambilla se jette a l'intérieur...mais Hunt relance mieux sa McLaren.
Brambilla appuie a fond sur la pédale, et c'est le tête-a-queue !
Il manque même d'heurter Hunt, mais l'évite...il repart, creusant des tranchées dans l'herbe....Hunt respire.
Mass se retrouve en seconde place. Teddy Mayer en est évidemment content, car il sera désormais dur de voir Hunt perdre son titre...
Scheckter disparaissant, c'est Depailler qui prend la 3e place, devant Brambilla, Andretti et Watson.
En fond de peloton, on annonce une petite surprise avec un meilleur tour en course réalisé par Hasemi, sur la Kojima.
Il perd 3 places sur ce tour, mais bon.
On approche de la mi-course et les McLaren semblent tranquillement installées...
Dans le peloton derrière elles, Pryce et sa Shadow passent a l'attaque, dépassant Regazzoni, Watson et Andretti.
36e tour, pourtant sans danger, Mass part a la faute dans le dernier virage.
Museau en vrac, c'est l'abandon.
La piste sèche légèrement, devenant désormais très piégeuse, avec des zones plus humides que d'autres...
Hunt doute, faut-il changer ses pneus ?
Il a de l'avance, mais ne prend plus de marge sur Depailler.
Ni même sur Jones qu'il essayait pourtant de mettre a un tour.
Après les abandons de Stuck et Watson, c'est au tour de Brambilla de se retirer, casse moteur.
Hunt possède une vingtaine de seconde d'avance sur Depailler.
Mais derrière Depailler, le plus rapide, c'est Pryce qui remonte tout le monde et dépasse la P34.
Et il revient lui aussi très vite sur la McLaren...première victoire en vue ?
Sa Shadow cède cependant face a l'excitation, casse moteur au 47e tour...
Hunt est donc toujours en tête, avec plus qu'une dizaine de seconde de marge sur Depailler et Andretti.
Plus loin nous avons Regazzoni, et presque a un tour Jones et Nilsson.
Le pilote McLaren agite les bras, fait signe a son stand...mais ne rentre pas, le stand ne sait pas quelle décision prendre...
Il n'a besoin que de la 4e place, et seuls Depailler et Andretti sont menaçants.
La P34 revient, et a moins de 20 tours de l'arrivée, Depailler a désormais en vue la McLaren.
La trajectoire est encore humide, mais il faut toujours se déporter avec de dangereuses glissades pour préserver ses gommes.
Le stand McLaren se tient près, mais Hunt reste en course.
Au 60e tour, Depailler est juste derrière...
Deux boucles plus tard, ca y'est le pilote Tyrrell est en tête.
Il file vers sa première victoire en GP, enfin.
Après Depailler, c'est au tour de la Lotus d'Andretti de passer Hunt au passage suivant...
Heureusement pour l'anglais, Regazzoni et Jones sont assez loin.
Heureusement, car il n'avance plus vraiment, très vite distancé par les deux meneurs.
Depailler et Andretti sont roues dans roues...
La Tyrrell perd le rythme, ses pneus sont a l'agonie.
Andretti passe. Depailler ne parvient pas a suivre.
Et en passant devant les stands, son pneu arrière gauche crève...lentement heureusement pour lui, mais il devra faire un tour complet comme ça...
Avec de jolies étincelles, et essayant de rester dans la zone humide, Depailler ramène la Tyrrell a bon port.
Andretti file vers la victoire, a son tour, il ne reste que 7 tours a parcourir.
Depailler réussit a repartir, sans trop de dommage, mais il n'est plus que 5e.
Et puis au 68e des 73 tours prévus, c'est le drame.
Le pneu avant-gauche de la McLaren crève !
Complètement lisses, ravagés par l'effort, les pneus jouent un rôle capital dans cette fin de course.
Furieux, Hunt repart, seulement en 5e position, derrière Depailler.
Andretti a déjà un tour d'avance, Regazzoni est en seconde place, devant l'étonnant australien Alan Jones, sur sa Surtees.
Dans le stand Ferrari, on sort le champagne, pendant que chez McLaren, les visages se ferment.
N'empêche que Regazzoni est dépassé par Andretti, alors qu'il ne reste que 3 tours.
La Lotus a donc un tour d'avance sur tout le monde.
Et la Ferrari lâche vite prise sur Andretti. Assurer, c'est compréhensible.
Mais le problème est autre, le suisse crève a son tour...
Et retrouve sa position initiale par rapport a Hunt, a savoir derrière.
Puis dans le dernier tour, Hunt passe Jones.
La nuit tombe, et la course s'achève juste a temps...
Andretti s'impose de main de maître, gérant la course mieux que quiconque.
Colin Chapman peut lancer son chapeau en l'air, d'autant plus qu'il possède une curieuse voiture dans son garage...
Depailler termine finalement en seconde place, et Hunt troisième...à son insu.
Car avec le souci de Regazzoni, la dernière fois qu'il passait devant les stands, il n'était que 5e.
Arrivant dans les stands, bondissant de sa voiture, il commenca a réprimander durement et a empoigner Teddy Mayer, évidemment mécontent de la mésentente stratégique au cours du GP...
Mais en déchiffrant les signes des admirateurs venus s'agglutiner au stand, qui montraient trois doigts et au sourire de son patron, Hunt l'empoigna, encore, mais plus chaleureusement cette fois.
Il était champion du monde. Un journaliste lui demande alors quel sera sa première action de champion du monde ce soir ? Se saoûler.
Une réponse a son image, folklorique disons.
CLASSEMENT
1. Mario ANDRETTI (Lotus) Les 73 tours en 1H 43 minutes et 58 secondes
2. Patrick DEPAILLER (Tyrrell) +1 tour
3. James HUNT (McLaren) +1 tour
4. Alan JONES (Surtees) +1 tour
5. Clay REGAZZONI (Ferrari) +1 tour
6. Gunnar NILSSON (Lotus) +1 tour
7 Laffite, 8 Ertl à 1 tour
9 Takahara à 3 tours
10 Jarier à 4 tours
CLASSEMENTS FINAUX DU CHAMPIONNAT 1976 DE F1
Pilotes :
1. James HUNT ....
(McLaren) 69
2. Niki LAUDA .........................
(Ferrari) 68
3. Jody SCHECKTER ...............
(Tyrrell) 49
4. Patrick DEPAILLER .............
(Tyrrell) 39
5. Clay REGAZZONI ...............
(Ferrari) 31
6. Mario ANDRETTI ................
(Parnelli, puis Lotus) 22
7. John WATSON ...................
(Penske) 20
- Jacques LAFFITE .................
(Ligier) 20
9. Jochen MASS .....................
(McLaren) 19
10. Gunnar NILSSON .............
(Lotus) 11
11. Ronnie PETERSON ...........
(March) 10
- Tom PRYCE ..........................
(Shadow) 10
13. Hans-Joachim STUCK .......
(March) 8
14. Carlos PACE .....................
(Brabham) 7
- Alan JONES ..........................
(Surtees) 7
16. Emerson FITTIPALDI .........
(Fittipaldi) 3
- Carlos REUTEMANN .............
(Brabham) 3
18. Chris AMON ......................
(Ensign) 2
19. Rolf STOMMELEN ..............
(Brabham) 1
- Vittorio BRAMBILLA ...............
(March) 1
Constructeurs :
1. Ferrari 83
2. McLaren-Ford Cosworth 74
3. Tyrrell-Ford Cosworth 71
4. Lotus-Ford Cosworth 29
5. Penske-Ford Cosworth 20
- Ligier-Matra 20
7. March-Ford Cosworth 19
8. Shadow-Ford Cosworth 10
9. Brabham-Alfa Romeo 9
10. Surtees-Ford Cosworth 7
11. Fittipaldi-Ford Cosworth 3
12. Ensign-Ford Cosworth 2
13. Parnelli-Ford Cosworth 1
Circuit très rapide, dessiné par le patron de Shadow, Don Nichols, lors de ses activités d'agent secret au Japon, assisté d'un certain Stirling Moss.
Ligne droite interminable, avec deux boucles rapides, tout en ayant du relief.Les conditions de sécurité sont...douteuses, mais bon...
Malgré l'absence de vérification avec un GP hors-championnat disputé préalablement, comme pour les courses argentines ou brésiliennes par exemple, les japonais sont désirés en F1, alors on passe outre.
Les pilotes nippons sont de la partie, et leur connaissance de la piste peut amener quelques surprises.
Surtees embauche le champion de F2 japonais, Noritake Takahara, pour courir au coté d'Alan Jones, l'ancien champion du monde n'emmenant que 2 monoplaces.
Maki renaît de ses cendres avec encore Tony Trimmer au volant, pendant que Heroes Racing loue une Tyrrell 007 pour Kazuyoshi Hoshino, avec le soutien de Bridgestone.
Enfin, Kojima, une équipe japonaise, se lance en F1 pour son GP national, avec le concours du manufacturier Dunlop, et Masahiro Hasemi comme pilote.
Masami Kuwashima tentera bien d'obtenir le second baquet Wolf, mais son sponsor l'abandonnant, c'est finalement Hans Binder qui accompagnera Merzario.
Lauda a son destin entre les mains, une victoire lui suffit.
Enfin a défaut de victoire, terminer juste derrière Hunt si celui-ci ne s'impose pas, et il conservera alors son titre.
Hunt a également son destin en main, une victoire lui suffisant également....
(L'homme a droite n'est autre que Barry Sheene, champion du monde en moto 500cc)
Une qualification avec un énorme en jeu donc.
26 engagés, 25 places.
LA GRILLE :
1.
Andretti 1.12.77
2.
Hunt +0.03
3.
Lauda +0.31
4.
Watson +0.52
5.
Scheckter +0.54
6.
Pace +0.66
7.
Regazzoni +0.87
8.
Brambilla +0.95
9.
Peterson +1.08
10.
Hasemi +1.11
11.
Laffite +1.11
12.
Mass +1.28
13.
Depailler +1.38
14.
Pryce +1.46
15.
Jarier +1.55
16.
Nilsson +1.58
17.
Perkins +1.61
18.
Stuck +1.61
19.
Merzario +1.64
20.
Jones +1.83
21.
Hoshino +1.88
22.
Ertl +2.49
23.
Fittipaldi +2.53
24.
Takahara +3.00
25.
Bindee +4.59
Eliminé :
26. Trimmer (Maki) +18.14
On attendait Hunt, ou Lauda, mais ce n'est ni l'un ni l'autre qui prend la pole, mais la Lotus de Mario Andretti.
Un tour énorme de l'américain qui surprend les favoris...
Les deux rivaux se suivent, second et troisième sur la grille.
On a ensuite Watson, Scheckter et Regazzoni.
En 10e place, surprise, a coté des March et de Laffite, nous trouvons la Kojima d'Hasemi !
Devançant notamment Mass, Depailler, Pryce ou Nilsson...
Dimanche matin, la météo est horrible.
Il pleut des trombes d'eau, des rigoles se baladent sur la piste, le brouillard est épais...
Doit-on courir ?
On hésite fortement.
Devant la pression des organisateurs, on repousse, on repousse, et a 14H, le brouillard s'étant légèrement levé, on se met d'accord pour courir.
Enfin, certains ne sont pas d'accord.
Mais ca part quand même.
Deux heures après l'horaire prévue, mais ce n'est pas grave.
Et les conditions sont toujours atroces, mais la pression (notamment du patron du tout récent groupement d'équipes, Bernie Ecclestone) fait que...
L'avantage de la pole est encore plus grand, car la visibilité sera inexistante pour les poursuivants du meneur.
Hunt doit prendre la tête. Et il le fait.
Watson passe second après d'effrayantes glissades a l'éxtérieur, devant Andretti et Scheckter.
Lauda n'est que 6e et visiblement pas au mieux. Il regagne toutefois une place d'entrée quand la March de Peterson s'arrête, moteur cassé.
Englué dans le peloton, il ne voit rien.
Devant un tel danger, certains mettent pied a terre, comme le pilote Brabham Perkins.
Hunt s'est pour sa part envolé, bien aidé par l'absence de projections devant lui.
Mais même avec une visibilité meilleure que celle de ces rivaux, il manque de se mettre dehors tout seul dès le second tour, provoquant la peur des spectateurs...
Il faut dire que Watson n'a pas eu la même chance, perdant pas mal de terrain.
Andretti et Scheckter sont a la poursuite de Hunt, a déjà plus de 5 secondes après 1 seul tour !
Seul Brambilla est a leur contact.
Derrière, on cherche Lauda...on met du temps a le trouver, car l'autrichien n'est plus que 10e.
Et puis au second passage, il met pied a terre. C'est trop dangereux, et depuis quelques temps, il sait bien mieux que la vie vaut mieux qu'un titre de champion du monde.
Forghieri et Audetto essaieront bien de le faire repartir, en vain, Lauda s'en va carrément du circuit.
De nombreuses rumeurs feront suite a cet abandon, on parlera de la peur ou de ses paupières brulées, mais on ne saura jamais...
Sans peur, Brambilla dépasse et Andretti et Scheckter en même temps, a l'extérieur du 1er virage, avant de fondre sur Hunt.
Mais il ne reste pas longtemps second, avec un problème au pneu avant-gauche qui le contraint a un arrêt prématuré.
Il repart dans le peloton, pendant que Pace et Fittipaldi s'arrêtent a leur tour, jugeant eux aussi que les conditions sont trop dangereuses.
Derrière Scheckter, un autre Tyrrell pointe son nez, celle du japonais Hoshino !
Parti en 21e place, le nippon remonte tout le peloton, aidé par ses gommes Bridgestone qui semblent être très efficaces.
A ses trousses, nous retrouvons encore Brambilla, qui a dépassé Regazzoni et Depailler en un instant, avant d'en faire de même avec Scheckter, puis Hoshino qui pointe devant les P34 au 12e tour.
L'italien dépasse Andretti au 16e tour, et revient a grandes enjambées sur Hunt.
L'état de grâce d'Hoshino s'arrête rapidement, ses pneus souffrent, et Mass puis Depailler prennent le dessus sur le nippon, avant l'arrêt de ce dernier au 20e tour.
Pendant ce temps, Brambilla est remonté comme une balle sur Hunt et presse l'anglais désormais.
Lauda ayant abandonné, Hunt n'a besoin que d'une 4e place pour être titré, et peut laisser l'italien passer, mais avec le Gorille de Monza, on ne sait jamais trop ce qui peut se passer.
Et arrivés a l'épingle la plus lente, Brambilla se jette a l'intérieur...mais Hunt relance mieux sa McLaren.
Brambilla appuie a fond sur la pédale, et c'est le tête-a-queue !
Il manque même d'heurter Hunt, mais l'évite...il repart, creusant des tranchées dans l'herbe....Hunt respire.
Mass se retrouve en seconde place. Teddy Mayer en est évidemment content, car il sera désormais dur de voir Hunt perdre son titre...
Scheckter disparaissant, c'est Depailler qui prend la 3e place, devant Brambilla, Andretti et Watson.
En fond de peloton, on annonce une petite surprise avec un meilleur tour en course réalisé par Hasemi, sur la Kojima.
Il perd 3 places sur ce tour, mais bon.
On approche de la mi-course et les McLaren semblent tranquillement installées...
Dans le peloton derrière elles, Pryce et sa Shadow passent a l'attaque, dépassant Regazzoni, Watson et Andretti.
36e tour, pourtant sans danger, Mass part a la faute dans le dernier virage.
Museau en vrac, c'est l'abandon.
La piste sèche légèrement, devenant désormais très piégeuse, avec des zones plus humides que d'autres...
Hunt doute, faut-il changer ses pneus ?
Il a de l'avance, mais ne prend plus de marge sur Depailler.
Ni même sur Jones qu'il essayait pourtant de mettre a un tour.
Après les abandons de Stuck et Watson, c'est au tour de Brambilla de se retirer, casse moteur.
Hunt possède une vingtaine de seconde d'avance sur Depailler.
Mais derrière Depailler, le plus rapide, c'est Pryce qui remonte tout le monde et dépasse la P34.
Et il revient lui aussi très vite sur la McLaren...première victoire en vue ?
Sa Shadow cède cependant face a l'excitation, casse moteur au 47e tour...
Hunt est donc toujours en tête, avec plus qu'une dizaine de seconde de marge sur Depailler et Andretti.
Plus loin nous avons Regazzoni, et presque a un tour Jones et Nilsson.
Le pilote McLaren agite les bras, fait signe a son stand...mais ne rentre pas, le stand ne sait pas quelle décision prendre...
Il n'a besoin que de la 4e place, et seuls Depailler et Andretti sont menaçants.
La P34 revient, et a moins de 20 tours de l'arrivée, Depailler a désormais en vue la McLaren.
La trajectoire est encore humide, mais il faut toujours se déporter avec de dangereuses glissades pour préserver ses gommes.
Le stand McLaren se tient près, mais Hunt reste en course.
Au 60e tour, Depailler est juste derrière...
Deux boucles plus tard, ca y'est le pilote Tyrrell est en tête.
Il file vers sa première victoire en GP, enfin.
Après Depailler, c'est au tour de la Lotus d'Andretti de passer Hunt au passage suivant...
Heureusement pour l'anglais, Regazzoni et Jones sont assez loin.
Heureusement, car il n'avance plus vraiment, très vite distancé par les deux meneurs.
Depailler et Andretti sont roues dans roues...
La Tyrrell perd le rythme, ses pneus sont a l'agonie.
Andretti passe. Depailler ne parvient pas a suivre.
Et en passant devant les stands, son pneu arrière gauche crève...lentement heureusement pour lui, mais il devra faire un tour complet comme ça...
Avec de jolies étincelles, et essayant de rester dans la zone humide, Depailler ramène la Tyrrell a bon port.
Andretti file vers la victoire, a son tour, il ne reste que 7 tours a parcourir.
Depailler réussit a repartir, sans trop de dommage, mais il n'est plus que 5e.
Et puis au 68e des 73 tours prévus, c'est le drame.
Le pneu avant-gauche de la McLaren crève !
Complètement lisses, ravagés par l'effort, les pneus jouent un rôle capital dans cette fin de course.
Furieux, Hunt repart, seulement en 5e position, derrière Depailler.
Andretti a déjà un tour d'avance, Regazzoni est en seconde place, devant l'étonnant australien Alan Jones, sur sa Surtees.
Dans le stand Ferrari, on sort le champagne, pendant que chez McLaren, les visages se ferment.
N'empêche que Regazzoni est dépassé par Andretti, alors qu'il ne reste que 3 tours.
La Lotus a donc un tour d'avance sur tout le monde.
Et la Ferrari lâche vite prise sur Andretti. Assurer, c'est compréhensible.
Mais le problème est autre, le suisse crève a son tour...
Et retrouve sa position initiale par rapport a Hunt, a savoir derrière.
Puis dans le dernier tour, Hunt passe Jones.
La nuit tombe, et la course s'achève juste a temps...
Andretti s'impose de main de maître, gérant la course mieux que quiconque.
Colin Chapman peut lancer son chapeau en l'air, d'autant plus qu'il possède une curieuse voiture dans son garage...
Depailler termine finalement en seconde place, et Hunt troisième...à son insu.
Car avec le souci de Regazzoni, la dernière fois qu'il passait devant les stands, il n'était que 5e.
Arrivant dans les stands, bondissant de sa voiture, il commenca a réprimander durement et a empoigner Teddy Mayer, évidemment mécontent de la mésentente stratégique au cours du GP...
Mais en déchiffrant les signes des admirateurs venus s'agglutiner au stand, qui montraient trois doigts et au sourire de son patron, Hunt l'empoigna, encore, mais plus chaleureusement cette fois.
Il était champion du monde. Un journaliste lui demande alors quel sera sa première action de champion du monde ce soir ? Se saoûler.
Une réponse a son image, folklorique disons.
CLASSEMENT
1. Mario ANDRETTI (Lotus) Les 73 tours en 1H 43 minutes et 58 secondes
2. Patrick DEPAILLER (Tyrrell) +1 tour
3. James HUNT (McLaren) +1 tour
4. Alan JONES (Surtees) +1 tour
5. Clay REGAZZONI (Ferrari) +1 tour
6. Gunnar NILSSON (Lotus) +1 tour
7 Laffite, 8 Ertl à 1 tour
9 Takahara à 3 tours
10 Jarier à 4 tours
CLASSEMENTS FINAUX DU CHAMPIONNAT 1976 DE F1
Pilotes :
1. James HUNT ....
2. Niki LAUDA .........................
3. Jody SCHECKTER ...............
4. Patrick DEPAILLER .............
5. Clay REGAZZONI ...............
6. Mario ANDRETTI ................
7. John WATSON ...................
- Jacques LAFFITE .................
9. Jochen MASS .....................
10. Gunnar NILSSON .............
11. Ronnie PETERSON ...........
- Tom PRYCE ..........................
13. Hans-Joachim STUCK .......
14. Carlos PACE .....................
- Alan JONES ..........................
16. Emerson FITTIPALDI .........
- Carlos REUTEMANN .............
18. Chris AMON ......................
19. Rolf STOMMELEN ..............
- Vittorio BRAMBILLA ...............
Constructeurs :
1. Ferrari 83
2. McLaren-Ford Cosworth 74
3. Tyrrell-Ford Cosworth 71
4. Lotus-Ford Cosworth 29
5. Penske-Ford Cosworth 20
- Ligier-Matra 20
7. March-Ford Cosworth 19
8. Shadow-Ford Cosworth 10
9. Brabham-Alfa Romeo 9
10. Surtees-Ford Cosworth 7
11. Fittipaldi-Ford Cosworth 3
12. Ensign-Ford Cosworth 2
13. Parnelli-Ford Cosworth 1
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jojo la patate - Modérateur

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- Parle de Formule 1 depuis le:
Jeu Jan 26, 2006 14:18 - à: Nulle part
Ben finalement le Brésil 2008 c'est pas si extraordinaire comme fin de course
Toujours excellents ces résumés, et puis c'est vraiment passionnant de pouvoir revivre un peu les début de la "vraie" formule 1.
J'adore vraiment le bruit du moteur de la Tyrell de Pironi au glen.
Toujours excellents ces résumés, et puis c'est vraiment passionnant de pouvoir revivre un peu les début de la "vraie" formule 1.
J'adore vraiment le bruit du moteur de la Tyrell de Pironi au glen.

- BipBip
- Champion de F1

- Messages sur les Forums F1: 1202
- Parle de Formule 1 depuis le:
Jeu Juil 26, 2007 16:13
Superbe Fin de saison, j'adore Hunt qui croit qu'il a perdu le championnat à l'arrivée
Superbe saison, merci Jojo pour tes chroniques, vivement la prochaine saison !! D'après ton avatar et ta signature, je devine dejà laquelle ce sera
Superbe saison, merci Jojo pour tes chroniques, vivement la prochaine saison !! D'après ton avatar et ta signature, je devine dejà laquelle ce sera
Fan de Fernando Alonso.
"Pour être honnête, ça me casse les couilles."
Sebastian Vettel
"Pour être honnête, ça me casse les couilles."
Sebastian Vettel
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Kirin Wilder - Champion de F1

- Messages sur les Forums F1: 1032
- Parle de Formule 1 depuis le:
Ven Oct 26, 2007 10:55
Hattori Hanzo a écrit:Ben, la saison 77![]()
Habituellement, c'est celle qui suit la 76![]()
Cela me rappellerait ma jeunesse et ma première vraie saison complète
Possible, à moins que Jojo ait changé son avatar s'en tenir compte de son topic... Parce que Piquet c'est une autre décennie...
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Kirin Wilder - Champion de F1

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- Parle de Formule 1 depuis le:
Ven Oct 26, 2007 10:55
Hattori Hanzo a écrit:Ah non hein, il faut faire les saisons dans l'ordre
Certaines saisons sont plus passionnantes que d'autres, et j'ai pas trop envie de me taper les 58 saisons de F1.
Pour voir la prochaine saison, suffit de retourner au sommaire, c'est marqué.
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jojo la patate - Modérateur

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- Parle de Formule 1 depuis le:
Jeu Jan 26, 2006 14:18 - à: Nulle part
- Hattori Hanzo
Retour a l'ère turbo, avec la saison 1984.
Dieu merci, Orwell semble avoir légèrement anticipé. Mais pas halluciné, hinhinhin.
Andropov décède, on grogne contre Margaret Thatcher, ou contre Jaruzelski.
Canal+ est crée, le nombre de chômeurs français augmente dangereusement et le gouvernement de Pierre Mauroy vacille, au grand dam de Mitterrand.
Coté F1, on a connu pas mal d'innovations majeures, comme l'effet de sol, avec les jupes, ou les moteurs turbos.
Trop dangereuses, les jupes ont été interdites, alors que les motoristes développent les moteurs turbocompressés.
Renault fut le pionnier, proposant même ses services a Tyrrell avant de se lancer en 1977.
Ferrari lui emboîte le pas en 1981, et depuis les grandes marquent affluent.
On peut le voir sur cette photo, la coque de la monoplace (McLaren), est en carbone.
C'est une autre des innovations majeures de l'époque.
Depuis 1976, nous avons d'autres nouveautés.
Une cellule de survie est obligatoire dans la monoplace.
Peut-être pas aussi solide et efficace que de nos jours, mais c'est un progrès.
Un centre médical sur le circuit est désormais obligatoire, la largeur de la voie des stands agrandie.
Ca n'empêche toutefois pas de voir quelques tristes disparitions au cours des dernières, comme celle de Patrick Depailler ou de Gilles Villeneuve.
Avec l'arrivée des turbos et de l'effet de sol, les budgets des équipes ont explosé, se retrouvant a dépenser près de 15 millions de dollars pour la saison.
Résultat, les petites structures qui proliféraient ont disparu. Mais elles sont remplacées par d'autres plus structurées et généralement mieux organisées, bien que moins nombreuses.
Nous disions donc, l'époque du turbo.
La quasi-totalité du plateau en sera équipé, a l'exception de 2 (puis 1 seule) équipes sur les 15 présentes.
Renault, Ferrari et Alfa Romeo ont été rejoints par Hart, TAG Porsche, BMW ou encore Honda, et les différentes marques se livrent une lutte sans merci.
Les blocs ne sont pas vraiment tous très fiables, mais la puissance est là, et pas qu'un peu.
Les turbos sont limités a 1500cc, pendant que les atmosphériques peuvent aller jusqu'au double.
En version course, les blocs les plus puissants atteindront les 750 chevaux, a près de 11.000 tours-minute.
Pour les qualifications ça sera autre chose, des moteurs spéciaux a durée de vie très réduite, avec plus de 900 chevaux derrière le pilote, des véritables bombes roulantes.
En parallèle, il y'a aussi une vraie guerre au niveau des manufacturiers pneumatiques, puisque nous avons 3 marques présentes.
Michelin, qui a amené le pneu radial, Goodyear et Pirelli.
La firme française dominant légèrement ses concurrentes.
Dans le domaine aérodynamique, les F1 ne sont pas encore aussi fines et recherchées que maintenant bien évidemment.
L'obsession première avec la formidable puissance brute disponible, c'est d'avoir un certain contrôle sur celle-ci, car la plupart des monoplaces sont très dures a maîtriser. On voit ainsi quelques excroissances sur les ailerons se développer...
On recherche un maximum d'adhérence et surtout d'appui.
Pas d'antipatinage ou de quelconque aide électronique, direction assistée ou de trucs du genre a l'époque.
Avec la boîte manuelle, il n'est pas si rare que ça de voir des pilotes terminer a l'agonie, avec quelques douleurs dans les mains.
Profitant du travail de Bernie Ecclestone, la F1 se mondialise.
De nouveaux GP sont apparus, particulièrement de l'autre coté de l'Atlantique.
Avec quelques à-cotés peu appréciables, comme l'obligation de possèder une super-licence.
Pourtant, les pilotes avaient fait front contre cette idée au début de la saison 1982, mais Ecclestone a désormais les coudées franches grâce aux interventions de son avocat personnel, ancien manageur de March, Max Mosley.
Le barème sportif reste le même depuis une bonne vingtaine d'années maintenant. On ne change pas une formule qui fonctionne.
9 points pour le vainqueur, puis 6-4-3-2-1.
Il y'a bien 15 équipes et initialement 27 pilotes engagés, mais seulement 6 places dans les points.
La lutte pour terminer dans les 10 premières équipes (afin de se faire rembourser ses voyages) sera donc fort intense et difficile pour les petites équipes, a l'affût de l'exploit.
Pour les pilotes du haut du panier, il est a noter que seuls les 11 meilleurs résultats compteront, afin de favoriser légèrement les prises de risques.
Coté constructeurs, tout les résultats compteront, y compris lorsque les 2 monoplaces rentreront dans les points.
En 1983, les français ont longtemps cru avoir un compatriote enfin décrocher le titre de champion du monde.
Mais Piquet et la Brabham sont revenus de loin pour souffler le titre a Prost et Renault, en crise.
On parlera également d'une essence non conforme, ce qui sera plus ou moins vérifié, mais Piquet conservera son titre.
L'essence qui sera l'un des points clefs de la saison.
Tolérés pendant plusieurs décennies, mais pas utilisés jusque là, Brabham a remis au goût du jour les ravitaillements en essence.
Ecclestone trouve cela intéressant pour le spectacle, peu importe le danger.
Toutefois, pour 1984, ils sont interdits, et les pilote devront s'élancer avec le plein de fuel pour la course.
Mais aussi avec un réservoir limité, a 220 litres. (Poids maximal total autorisé, 540kg)
Il faudra donc veiller sur sa consommation et a ne pas trop taper dans le moteur afin de limiter les dégâts.
Trouver un équilibre entre attaque et prudence donc.
Du coté statistique, la réference reste encore et toujours les 5 titres de l'argentin Juan Manuel Fangio.
Brabham et Stewart possèdent chacun deux titres, mais pourraient être rejoints par Lauda.
Stewart possède le record de victoires en GP, avec 27. Nous avons ensuite Jim Clark et Fangio.
Lauda est là aussi le meilleur en activité avec 19 victoires.
Pour les poles positions, Jim Clark mène avec 33, devant Fangio et Lauda qui est a 24.
Le plus grand nombre de podiums est détenu par un pilote qui n'a jamais été champion du monde, Carlos Reutemann, avec 45.
Lauda est a 44, Stewart a 43.
Enfin, le plus grand nombre de GP disputés est détenu par Graham Hill, avec 175 départs.
Lauda et Laffite sont les plus anciens en activité, avec respectivement 141 et 136 GP.
Le calendrier :
25 Mars :
- Grande Prêmio Brasil - Rio de Janeiro
7 Avril :
- Grand Prix of South Africa - Kyalami
29 Avril :
- Grand Prix of Belgium - Zolder
6 Mai :
- Gran Premio di San Marino - Autodromo Dino Ferrari
20 Mai :
- Grand Prix de France - Dijon/Prenois
3 Juin :
- Grand Prix de Monaco - Monte/Carlo
17 Juin :
- Grand Prix du Canada - Circuit Gilles Villeneuve
24 Juin :
- Detroit GP - Detroit
8 Juillet :
- Dallas GP - Dallas
22 Juillet :
- British Grand Prix - Brands Hatch
5 Août :
- Großer Preis von Deutschland - Hockenheim
19 Août :
- Großer Preis von Österreich - Österreichring
26 Août :
- Grote Prijs van Nederland - Zandvoort
9 Septembre :
- Gran Premio d'Italie - Autodromo Nazionale di Monza
7 Octobre :
- Großer Preis von Europa - Nürburgring
21 Octobre :
- Grande Prémio de Portugal - Estoril
Pas mal de nouveautés depuis 76.
Rio accueille la manche d'ouverture avec l'émergence du "carioca" Nelson Piquet a la place du circuit "paulista" d'Interlagos.
Malgré l'apartheid et les pressions internationales, la F1 est l'un des derniers, si ce n'est le dernier, sport d'envergure qui continue de fréquenter le régime sud-africain.
L'Italie, comme l'Allemagne recevront deux fois les F1, avec Imola et le nouveau Nürburgring comme seconds tracés.
Les Etats-Unis attirent la F1, qui se rendra deux fois chez les yankees, a Detroit, et sur un tout nouveau circuit urbain, dans la chaleur texane de Dallas.
Ce dernier GP, tout comme celui d'Europe, et celui du Portugal, a Estoril, sont les trois nouveaux du calendrier 1984.
Nous allons désormais passer a la présentation des 15 équipes présentes sur le championnat, dans le détail.
A noter qu'il n'y a pas la moindre équipe débutante.
En revanche, le Theodore Racing, l'équipe du hongkongais Teddy Yip et de Mo Nunn, a mis la clef sous la porte.
15 équipes donc, et 27 pilotes, dont la présentation va suivre.
Dieu merci, Orwell semble avoir légèrement anticipé. Mais pas halluciné, hinhinhin.
Andropov décède, on grogne contre Margaret Thatcher, ou contre Jaruzelski.
Canal+ est crée, le nombre de chômeurs français augmente dangereusement et le gouvernement de Pierre Mauroy vacille, au grand dam de Mitterrand.
Coté F1, on a connu pas mal d'innovations majeures, comme l'effet de sol, avec les jupes, ou les moteurs turbos.
Trop dangereuses, les jupes ont été interdites, alors que les motoristes développent les moteurs turbocompressés.
Renault fut le pionnier, proposant même ses services a Tyrrell avant de se lancer en 1977.
Ferrari lui emboîte le pas en 1981, et depuis les grandes marquent affluent.
On peut le voir sur cette photo, la coque de la monoplace (McLaren), est en carbone.
C'est une autre des innovations majeures de l'époque.
Depuis 1976, nous avons d'autres nouveautés.
Une cellule de survie est obligatoire dans la monoplace.
Peut-être pas aussi solide et efficace que de nos jours, mais c'est un progrès.
Un centre médical sur le circuit est désormais obligatoire, la largeur de la voie des stands agrandie.
Ca n'empêche toutefois pas de voir quelques tristes disparitions au cours des dernières, comme celle de Patrick Depailler ou de Gilles Villeneuve.
Avec l'arrivée des turbos et de l'effet de sol, les budgets des équipes ont explosé, se retrouvant a dépenser près de 15 millions de dollars pour la saison.
Résultat, les petites structures qui proliféraient ont disparu. Mais elles sont remplacées par d'autres plus structurées et généralement mieux organisées, bien que moins nombreuses.
Nous disions donc, l'époque du turbo.
La quasi-totalité du plateau en sera équipé, a l'exception de 2 (puis 1 seule) équipes sur les 15 présentes.
Renault, Ferrari et Alfa Romeo ont été rejoints par Hart, TAG Porsche, BMW ou encore Honda, et les différentes marques se livrent une lutte sans merci.
Les blocs ne sont pas vraiment tous très fiables, mais la puissance est là, et pas qu'un peu.
Les turbos sont limités a 1500cc, pendant que les atmosphériques peuvent aller jusqu'au double.
En version course, les blocs les plus puissants atteindront les 750 chevaux, a près de 11.000 tours-minute.
Pour les qualifications ça sera autre chose, des moteurs spéciaux a durée de vie très réduite, avec plus de 900 chevaux derrière le pilote, des véritables bombes roulantes.
En parallèle, il y'a aussi une vraie guerre au niveau des manufacturiers pneumatiques, puisque nous avons 3 marques présentes.
Michelin, qui a amené le pneu radial, Goodyear et Pirelli.
La firme française dominant légèrement ses concurrentes.
Dans le domaine aérodynamique, les F1 ne sont pas encore aussi fines et recherchées que maintenant bien évidemment.
L'obsession première avec la formidable puissance brute disponible, c'est d'avoir un certain contrôle sur celle-ci, car la plupart des monoplaces sont très dures a maîtriser. On voit ainsi quelques excroissances sur les ailerons se développer...
On recherche un maximum d'adhérence et surtout d'appui.
Pas d'antipatinage ou de quelconque aide électronique, direction assistée ou de trucs du genre a l'époque.
Avec la boîte manuelle, il n'est pas si rare que ça de voir des pilotes terminer a l'agonie, avec quelques douleurs dans les mains.
Profitant du travail de Bernie Ecclestone, la F1 se mondialise.
De nouveaux GP sont apparus, particulièrement de l'autre coté de l'Atlantique.
Avec quelques à-cotés peu appréciables, comme l'obligation de possèder une super-licence.
Pourtant, les pilotes avaient fait front contre cette idée au début de la saison 1982, mais Ecclestone a désormais les coudées franches grâce aux interventions de son avocat personnel, ancien manageur de March, Max Mosley.
Le barème sportif reste le même depuis une bonne vingtaine d'années maintenant. On ne change pas une formule qui fonctionne.
9 points pour le vainqueur, puis 6-4-3-2-1.
Il y'a bien 15 équipes et initialement 27 pilotes engagés, mais seulement 6 places dans les points.
La lutte pour terminer dans les 10 premières équipes (afin de se faire rembourser ses voyages) sera donc fort intense et difficile pour les petites équipes, a l'affût de l'exploit.
Pour les pilotes du haut du panier, il est a noter que seuls les 11 meilleurs résultats compteront, afin de favoriser légèrement les prises de risques.
Coté constructeurs, tout les résultats compteront, y compris lorsque les 2 monoplaces rentreront dans les points.
En 1983, les français ont longtemps cru avoir un compatriote enfin décrocher le titre de champion du monde.
Mais Piquet et la Brabham sont revenus de loin pour souffler le titre a Prost et Renault, en crise.
On parlera également d'une essence non conforme, ce qui sera plus ou moins vérifié, mais Piquet conservera son titre.
L'essence qui sera l'un des points clefs de la saison.
Tolérés pendant plusieurs décennies, mais pas utilisés jusque là, Brabham a remis au goût du jour les ravitaillements en essence.
Ecclestone trouve cela intéressant pour le spectacle, peu importe le danger.
Toutefois, pour 1984, ils sont interdits, et les pilote devront s'élancer avec le plein de fuel pour la course.
Mais aussi avec un réservoir limité, a 220 litres. (Poids maximal total autorisé, 540kg)
Il faudra donc veiller sur sa consommation et a ne pas trop taper dans le moteur afin de limiter les dégâts.
Trouver un équilibre entre attaque et prudence donc.
Du coté statistique, la réference reste encore et toujours les 5 titres de l'argentin Juan Manuel Fangio.
Brabham et Stewart possèdent chacun deux titres, mais pourraient être rejoints par Lauda.
Stewart possède le record de victoires en GP, avec 27. Nous avons ensuite Jim Clark et Fangio.
Lauda est là aussi le meilleur en activité avec 19 victoires.
Pour les poles positions, Jim Clark mène avec 33, devant Fangio et Lauda qui est a 24.
Le plus grand nombre de podiums est détenu par un pilote qui n'a jamais été champion du monde, Carlos Reutemann, avec 45.
Lauda est a 44, Stewart a 43.
Enfin, le plus grand nombre de GP disputés est détenu par Graham Hill, avec 175 départs.
Lauda et Laffite sont les plus anciens en activité, avec respectivement 141 et 136 GP.
Le calendrier :
25 Mars :
7 Avril :
29 Avril :
6 Mai :
20 Mai :
3 Juin :
17 Juin :
24 Juin :
8 Juillet :
22 Juillet :
5 Août :
19 Août :
26 Août :
9 Septembre :
7 Octobre :
21 Octobre :
Pas mal de nouveautés depuis 76.
Rio accueille la manche d'ouverture avec l'émergence du "carioca" Nelson Piquet a la place du circuit "paulista" d'Interlagos.
Malgré l'apartheid et les pressions internationales, la F1 est l'un des derniers, si ce n'est le dernier, sport d'envergure qui continue de fréquenter le régime sud-africain.
L'Italie, comme l'Allemagne recevront deux fois les F1, avec Imola et le nouveau Nürburgring comme seconds tracés.
Les Etats-Unis attirent la F1, qui se rendra deux fois chez les yankees, a Detroit, et sur un tout nouveau circuit urbain, dans la chaleur texane de Dallas.
Ce dernier GP, tout comme celui d'Europe, et celui du Portugal, a Estoril, sont les trois nouveaux du calendrier 1984.
Nous allons désormais passer a la présentation des 15 équipes présentes sur le championnat, dans le détail.
A noter qu'il n'y a pas la moindre équipe débutante.
En revanche, le Theodore Racing, l'équipe du hongkongais Teddy Yip et de Mo Nunn, a mis la clef sous la porte.
15 équipes donc, et 27 pilotes, dont la présentation va suivre.
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jojo la patate - Modérateur

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Jeu Jan 26, 2006 14:18 - à: Nulle part
L'équipe du colérique Gunther Schmidt, spécialisté réputé des jantes ne réussit pas a percer, et on se demande bien si elle pourra continuer longtemps a se traîner longtemps de la sorte.
Parce que même avec une monoplace relativement solide, les allemands ne parviennent pas a marquer des points.
Cette année, ça doit changer, sans quoi une énième année d'insuccès pourrait bien sonner le glas d'ATS.
On possède tout de même quelques atouts. Un moteur officiel BMW Turbo premièrement. Et puis le retour de Gustav Brunner au dessin (après quelques altercations avec Schmidt...), qui conçoit la D7, avec une coque en carbone, et qui est inspirée de la pionnière dans le domaine, la McLaren.
Evidemment, tant d'efforts ne sont pas sans quelques petites concessions, et il n'y aura qu'une seule monoplace d'inscrite, avec Manfred Winkelhock au volant.
16e en 1983, 0 pt.
Moteur : BMW M12/13, Turbo 4 cylindres, 800 chevaux à 10.500 tours/minute.
Pneus : Pirelli
#14
Manfred WINKELHOCK, 32 ans
27 GP, 22e en 1982
-----------------
Les bleus ont raté leurs deux dernières saisons et sont sur une pente dangereusement glissante.
Mais avec les relations de Guy Ligier (qui connaît bien le président, François Mitterrand, petit coup de pouce), l'équipe peut reprendre espoir.
Un bon contrat de sponsoring est conclu avec la Française des jeux, pendant que Renault fournira son puissant moteur turbo, et gratuitement.
Pour piloter, deux pilotes qui amènent avec eux un petit complément budgétaire, mais qui pourraient bien aider les bleus a remonter la pente, avec notamment Andrea de Cesaris, si celui-ci confirme sa bonne saison 1983.
15e en 1983, 0 pt. Vice-champion du monde 1980, 9 victoires.
Moteur : Renault EF4, V6 Turbo, 760 chevaux à 11.500 tours/minute
Pneus : Michelin
#25
François HESNAULT, 27 ans
Débutant
#26
Andrea DE CESARIS, 24 ans
46 GP, 1 pole, 3 podiums, 8e en 1983.
------------
March n'est plus, et John McDonald est seul aux commandes désormais.
Initialement engagé en partenariat avec l'équipe de Bicester, on a longtemps cru voir l'équipe RAM abandonner, mais non, merci au sponsoring de Skoal Bandit.
On réussit également a dégoter un moteur turbo, celui de Brian Hart. Pas folichon, mais c'est toujours ça.
Jonathan Palmer et Philippe Alliot essaieront de se frayer un chemin depuis le (fin ?) fond de la grille, mais cela s'annonce compliqué pour ces deux pilotes inexpérimentés.
14e en 1983.
Moteur : Hart 415T, Turbo 4 cylindres, 600 chevaux à 10.750 tours/minute
Pneus : Pirelli
#9
Philippe ALLIOT, 29 ans.
Débutant
#10
Jonathan PALMER, 27 ans.
1 GP

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jojo la patate - Modérateur

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Jeu Jan 26, 2006 14:18 - à: Nulle part
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